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Libération

Le SNPM appelle à l’annulation des poursuites contre Ali Anouzla

21.02.2014 - 12:18
Le SNPM est décidé à défendre les siens, mais aussi la profession. Les deux derniers communiqués en sont la preuve. D’un côté, la corporation des journalistes marocains appelle à annuler carrément la poursuite de Ali Anouzla et de l’autre, elle rejette toute instrumentalisation du pardon émanant des journalistes, geste noble du reste.
Alors que l’affaire de Ali Anouzla, directeur du site électronique lakome.com, connaît d’interminables reports judiciaires, le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) vient de réaffirmer sa position, à travers laquelle, il appelle à l’annulation de cette poursuite, en lien avec la loi sur le terrorisme.
A travers un communiqué rendu public mercredi, le SNPM a rappelé ses rencontres avec le ministre de la Justice et celui de la Communication et lors desquelles le SNPM a exprimé son rejet de poursuivre Anouzla sur la base de cette loi, et que dans pareil cas, le Code de la presse est le mieux approprié.
Pour rappel, Ali Anouzla est poursuivi en état de liberté provisoire pour fourniture «délibérée d’aide à quiconque a l’intention de commettre des actes terroristes» et «de moyens de mettre en exécution un crime terroriste» ainsi que «l’apologie d’actes constituant un crime terroriste ». Le Parquet général avait saisi le juge d’instruction près la Cour d’appel de Rabat, du dossier de Ali Anouzla, en relation avec la diffusion d’une vidéo attribuée à Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).
   Dans une autre affaire, mettant aux prises le journaliste du quotidien arabophone « Al Khabar », Ahmed El Arqam, et la direction du Mouvement populaire, au sujet d’éventuels pots-de-vin qui auraient été versés par certains membres du MP afin d’être promus au poste de ministre, le SNPM a publié une mise au point du journaliste. Le SNPM a, dans ce sens, exprimé son satisfécit quant à la noblesse des journalistes «qui n’hésitent pas à reconnaître et corriger leurs erreurs, en conformité avec les règles de la déontologie de la profession». Pour autant, le Syndicat des journalistes marocains accueille favorablement, selon la même source, toute réaction positive de la part des instances politiques. Cependant, le SNPM qui n’admet «aucune tentative d’instrumentalisation de cet acte professionnel noble, pour porter atteinte à leur dignité et leur réputation», a mis l’accent sur les qualités professionnelles d’El Arqam, et son engagement, pendant plus de 15 ans, au sein du SNPM, à faire prévaloir les règles éthiques et professionnelles. Dans ce cadre, le SNPM a exposé la déclaration d’Ahmed El Arqam, à travers laquelle le journaliste affirme ne point avoir été humilié, ni lui, ni aucun des journalistes présents lors de cette rencontre de réconciliation réussie… et n’a fait l’objet d’aucun «procès» et qu’il a présenté dans le cadre de cette solution à l’amiable ses excuses au ministre de la Modernisation de l’administration et à l’une des dirigeantes du MP, pour les préjudices que son article aurait causés.  Une noblesse à comprendre et admettre dans le bon sens, c’est-à-dire la prévalence des règles déontologiques d’une profession indispensable pour l’édification de l’Etat de droit.
» Source de l'article: liberation

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