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Libération

La bourde juridico-policière française n’en finit pas de faire des remous Rabat gèle sa coopération judiciaire avec Paris

28.02.2014 - 16:00
Alors que l’on avait cru l’incident clos, quand le Président François Hollande contacta par téléphone S.M Mohammed VI pour l’éclaircir quant à l’incident diplomatique entre le Maroc et la France, la crise a connu mercredi une nouvelle tournure avec l’annonce par le ministère marocain de la Justice de « suspendre l’exécution de toutes les conventions de coopération judiciaire entre les deux pays, pour en évaluer l’impact et les actualiser dans le but de remédier aux dysfonctionnements qui les entachent ». Dans le communiqué du ministère de la Justice il est aussi dit, le rappel du magistrat de liaison marocain dans l’Hexagone. Le département à Mustapha Ramid explique pour justifier ces décisions unilatérales, les «nombreux dysfonctionnements et lacunes dans (les) conventions » entre les deux pays.
En effet, le Maroc tout en mettant la France devant ses responsabilités, lui reproche dans ce dossier son non-respect des accords qui, s’ils avaient eu lieu « ici-bled » auraient été traités avec la plus grande rigueur. Or, la bourde née d’un excès de zèle conjugué « juridico-policier », n’a jamais su être gérée à la juste mesure ou valeur qu’elle méritait. De plus, le manque d’égard et le laxisme grave, observés vis-à-vis de la représentation de la Justice marocaine qui demandait des explications quant aux mesures, pour le moins non conformes aux accords et en la matière, montrent les marques « d’irrespect » par les autorités concernées envers la position marocaine, d’où la frustration légitime de Rabat.
Même la diplomatie française embarrassée n’a pas su trouver les mots pour apaiser tension d’une situation des plus burlesques et à l’origine stupide de par une légèreté qui dénote un manque d’intelligence évident et si incompréhensible.
Résultat, le partenariat est mis à mal. Pourtant et jusque-là, du moins, côté marocain, il fonctionnait à merveille; en témoignent d’ailleurs les nombreuses affaires résolues de toutes natures et à leur tête, celles du terrorisme qui, grâce à une coopération efficace et sans faille, avaient trouvé leur juste dénouement. Mais voilà,   le timing d’une maladresse policière dont ni la France ni le Maroc n’avaient besoin, -G4 à Paris entre ministères de l’Intérieur du Portugal, de l’Espagne et de la France avec pourtant pour points de mire sécurité et immigration – a tout fait foirer.
Aujourd’hui, on en constate les morceaux brisés et pour les recoller, il va falloir un sacré effort car sur les faits et concrètement, cette «rupture de contrat» aussi unilatérale soit-elle, signifie la fin d’une ère qui en coûterait d’abord aux citoyens franco-marocains en prise avec la Justice ici et dans l’Hexagone et ensuite à l’échange des renseignements entre nos deux pays et qui dans cette situation de facto s’en voit stoppé.
» Source de l'article: liberation

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