Revue de presse des principaux journaux Marocains

Economie

Le marché des actions poursuit son redressement dans un contexte de recul des bénéfices

18.04.2014 - 16:56

Dans son dernier point de presse rendu public mardi, le Haut-commissariat au plan (HCP) a indiqué que le marché des actions aurait poursuivi sa progression au premier trimestre 2014, prolongeant sa tendance haussière du dernier trimestre 2013, après des baisses successives depuis le début de 2011.
Les indices Masi et Madex auraient progressé respectivement de 4,4% et 4,6%, au premier trimestre 2014, en glissement trimestriel, après 5,1% et 5,3% un trimestre auparavant, précise le HCP dans son point de conjoncture pour le mois d’avril 2014. Pour sa part, la capitalisation boursière se serait appréciée de 4%, à la suite de la progression des cours des sociétés cotées, ajoute la même source.
Une progression qui intervient, toutefois, dans un contexte de recul des bénéfices des sociétés cotées, issus des comptes de l’année 2013. Ainsi, le volume des transactions aurait baissé de 41,7%, en glissement annuel, ce qui témoigne de la faiblesse de la liquidité du marché.
Une tendance qui, à son tour, se poursuit depuis l’exercice écoulé. Le chiffre d’affaires consolidé de l’ensemble des sociétés cotées à la Bourse de Casablanca (BC) a accusé, en 2013, un léger repli à 244,4 milliards de dirhams (MMDH), contre une hausse de 3,8% en 2012, selon la Société marocaine des analystes financiers (SMAF).
En 2013, les sociétés marocaines cotées ont succombé à la conjoncture économique, enregistrant une baisse tant des revenus que de la masse bénéficiaire. Pourtant 44 sociétés, sur les 72 ayant publié leurs résultats, ont affiché des revenus en hausse, a fait remarquer le président de la SMAF, Ali Hachami.
D’autres sociétés se sont illustrées durant l’exercice 2013, notamment les banques, dont le Produit net bancaire (PNB), sous l’impulsion des filiales africaines des banques marocaines, s’est élargi de 7,9% à 47,9 MMDH, poursuit M. Hachami, notant que la répartition sectorielle des revenus demeure inchangée avec une prédominance du pétrole & gaz (22%), suivi par les banques (20%) et les Télécoms (12%).
Côté opérationnel, le constat est plus positif avec une amélioration des marges d’exploitation de 0,6 point, s’établissant à 22,1 %. Cette situation serait attribuable, selon le président de la SMAF, au comportement des opérateurs face au ralentissement de l’activité et consistant en l’adoption d’une politique de cost trimming (réduction des coûts). C’est ainsi que le résultat d’exploitation (REX) s’est renforcé de 1,6% à 54,1 MMDH, a-t-il ajouté.
Le renchérissement du coût de la dette suite à l’alourdissement du besoin en fonds de roulement (BFR) et la survenance d’éléments exceptionnels (principalement des contrôles fiscaux), sont autant de facteurs qui expliquent le retrait de la capacité bénéficiaire de la cote en 2013, a-t-il relevé.
Et d’ajouter que l’analyse par secteur conforte les banques dans leur position de premier contributeur à la masse bénéficiaire avec une participation de 34%, suivies par les télécoms et les BTP & MC avec des contributions respectives de 22% et 11%.
Le président de la SMAF reste, par ailleurs, optimiste quant à l’évolution du marché en 2014, compte tenu notamment de la sortie progressive de la récession des pays de la zone euro (une prévision de croissance de +1,1%) pouvant impacter positivement les agrégats macro-économiques du Maroc, ainsi qu’une amélioration attendue de la situation économique nationale hors agriculture.
Un probable retour des privatisations, à l’image de Marsa Maroc, ayant déjà annoncé son intention de s’introduire en Bourse courant 2014 et une reprise des opérations stratégiques (augmentation du flottant de Cosumar, Lesieur et Centrale Laitière), sur fond d’amélioration des conditions de marché, devraient aussi, selon M. Hachami, impacter positivement l’évolution du marché

» Source de l'article: liberation

Autres articles