En Irak, les soldats 'non combattants' américains livrent bataille à Bagdad

Cinq jours après la 'fin de la mission de combat américaine en Irak' annoncée le 31 août par Barack Obama, les soldats théoriquement 'non combattants' qui demeurent stationnés dans le pays jusqu'à la fin 2011, ont dû participer, dimanche 5 septembre, à une bataille rangée au coeur même de Bagdad. Initiés par un commando d'insurgés sunnites probablement liés à Al-Qaida en Irak, les combats ont fait au moins 12 morts et 36 blessés, aucun du côté américain.
En Irak, les soldats 'non combattants' américains livrent bataille à Bagdad
Il est 11 heures du matin, dimanche, lorsqu'un minibus chargé d'hommes en armes s'approche de l'entrée arrière du quartier général militaire de Rusafa, au centre de la capitale. Trois ou quatre hommes en descendent et courent vers l'entrée tandis que le minibus, bourré d'explosifs, fonce vers le portail. Pris sous les tirs des soldats de garde, il explose avec son conducteur, et ouvre une brèche dans laquelle s'engouffrent les hommes à pied. Ils parviennent à pénétrer dans l'un des bâtiments.
A l'intérieur du complexe - qui abrite le commandement de la sécurité pour Bagdad-Est, le quartier général de la 11e division de l'armée irakienne ainsi qu'une division de police fédérale -, un certain nombre, non précisé, d'Américains sont en train de 'conseiller' leurs homologues irakiens. Alertés par les tirs, ils sortent, ouvrent le feu en direction des insurgés et appellent des renforts.
En quelques minutes, des hélicoptères de combat ainsi qu'un ou plusieurs drones armés - deux types d'armements que les Irakiens ne possèdent pas encore - sont envoyés sur place. Les affrontements, grenades et fusils d'assaut côté rebelles, dureront, selon les sources, entre une et trois heures. Ils se termineront par la mort des insurgés dont deux au moins portaient des ceintures d'explosifs. Sur les douze morts recensés, la moitié sont des soldats irakiens.
Si l'opération menée par des kamikazes avait pour but de prendre à contre-pied le premier ministre sortant Nouri Al Maliki, qui répétait la semaine passée que ses 'héroïques' forces armées étaient 'capables d'assurer la sécurité de la nation', elle peut être considérée comme réussie.
Source : Yahoo - Monde












