Jeux/Macao: la holding royale marocaine avait décidé dès 2008 de se retirer
La holding marocaine royale Siger a assuré mercredi, en réaction à des informations de presse à Hong Kong, avoir décidé dès 2008 de se retirer d'un investissement à Macao lorsqu'il est apparu que celui-ci était lié à des jeux de hasard incompatibles avec sa "charte éthique".
Mardi, le quotidien South China Morning Post a révélé que le roi Mohammed VI du Maroc faisait partie d'un groupe d'investisseurs victimes d'un investissement malheureux à Macao et qui cherchent actuellement à obtenir un dédommagement.
"Un mandat avait été confié à un gestionnaire censé diversifier" les investissements de Siger, a expliqué la direction générale dans un communiqué. "Dans le cadre de ce mandat, un placement dans un fonds international immobilier et hôtelier a été opéré", ajoute le texte.
"Il s'est avéré par la suite qu'une participation dans un projet en Asie, qui comprenait parmi ses composantes une infrastructure de jeux de hasard, figurait dans les actifs du fonds", indique le communiqué.
"Devant l'incompatibilité de cet investissement avec sa charte éthique, Siger avait décidé en décembre 2008 de mettre fin au mandat de ce gestionnaire et avait communiqué, à cette date, formellement son intention de se retirer de cet investissement", ajoute le texte.
"Nous nous sommes aperçus en décortiquant les détails des participations prises par ce fonds, à l'occasion d'un contrôle a posteriori, qu'il comportait une composante casino", a précisé le directeur général de Siger Hassan Bouhemou dans un entretien à l'AFP. "Il s'agissait d'une faute professionnelle et nous nous sommes retirés", a-t-il ajouté, soulignant qu'il s'étonnait de voir cette information sortir, dix mois après.
La holding Siger (anagramme de Regis, qui veut dire roi en grec), regroupe toutes les affaires de la famille royale marocaine.
Selon le South China Morning Post, le roi du Maroc, mais aussi David Ross, cofondateur de Carphone Warehouse, groupe de téléphonie britannique, ainsi que plusieurs fonds d'investissements avaient acquis pour 400 millions de dollars américains auprès de la banque Merrill Lynch une part dans le groupe de casinos et d'hôtels Macau Legend.
Les investisseurs escomptaient un bénéfice rapide de l'introduction à la Bourse de Hong Kong du parc d'attractions Fisherman's Wharf, propriété de Macau Legend, selon le quotidien de Hong Kong. Mais cette introduction n'a jamais eu lieu alors que depuis son ouverture en 2005, le parc a toujours perdu de l'argent.
AFP : 28.10.2009 - 07:53:58












