La réforme de la santé contraint M. Obama à retarder sa visite en Indonésie
Signe de l'agitation qui règne à Washington, la Maison Blanche a annoncé, vendredi 12 mars, un report de trois jours du voyage en Asie que devait entamer le 18 mars Barack Obama, alors que le président venait tout juste d'ajouter à son périple une étape à Bali.
Selon le porte-parole Robert Gibbs, la réforme de la santé, qui entre dans une phase toujours plus critique au Congrès, nécessite la présence du chef de l'exécutif à Washington. La veille, le même porte-parole avait exclu tout report du voyage. Accompagné de sa famille, M. Obama devait visiter Guam, l'Indonésie et l'Australie.
La Maison Blanche a cédé aux arguments de fond qui lui ont été présentés par les chefs démocrates du Congrès. Alors qu'elle essaie de réunir 216 voix sur un texte, la présidente (speaker) de la Chambre, Nancy Pelosi, a fait valoir qu'elle avait besoin de l'appui du président pour convaincre un par un les récalcitrants.
Le président s'est aussi rangé aux arguments d'image. Les parlementaires trouvaient malencontreux qu'il s'embarque avec épouse, soeur et belle-mère pour un voyage qui coïncide avec les vacances scolaires de ses enfants.
PHOTOS DE PLAGE
La presse avait commencé à suggérer qu'il entendait montrer à ses filles la ville de Djakarta, où il a passé quatre ans entre 1967 et 1971, et son école élémentaire. Les républicains ironisaient déjà sur les photos des tropiques qui ne manqueraient pas de souligner le décalage entre le président - qui a déjà passé ses vacances de Noël à Hawaï - et l'Américain moyen. 'Il va devoir limiter le nombre de photos de plage', disait jeudi Walter Lohman, le directeur du programme asiatique de l'Heritage Foundation, un think tank conservateur.
Le porte-parole Robert Gibbs a assuré, vendredi, que la visite à l'école Menteng 01 n'était pas prévue, pas plus que celle de la maison où la famille résidait. A une audience qui ne s'intéresse plus qu'à la 'réconciliation' entre les textes de la Chambre et du Sénat, il a dû exposer l'intérêt de lier un partenariat à long terme avec l'Indonésie, premier pays musulman du monde, première démocratie de la région et aussi quatrième émetteur de dioxyde de carbone. Faute de quoi 'd'autres le feront', a-t-il dit - sous entendu la Chine.
Source : Yahoo - Monde












