Blé : hausses de prix à venir dans les magasins français

Pour l'instant, pas d'affolement : la valse des étiquettes dans les supermarchés n'a pas commencé. Les prix au client, souvent fixés pour l'ensemble de l'année, n'ont pas été affectés par la flambée du cours des matières premières . Mais la hausse arrivera tôt ou tard. «Les industriels nous demandent déjà des augmentations, confie un distributeur. + 8 à 12 % pour la volaille, + 4 à 9 % pour le café, + 8 % pour le pain de mie » Fabricants de café ou de cacao, mais aussi industriels du pain ou de la viande, toutes les filières sont sur la brèche. «Aujourd'hui, l'augmentation de nos prix de revient est inéluctable, mais les distributeurs n'acceptent aucune hausse. Les semaines qui viennent seront très tendues», avertit Jean-René Buisson, président de l'Association nationale des industries alimentaires (Ania).
Blé : hausses de prix à venir dans les magasins français
Un mois avant le début des négociations annuelles, le bras de fer commence déjà entre industriels et distributeurs. «À ce stade, c'est une guerre psychologique qui commence, souligne un industriel. Nos fournisseurs font pression pour que les prix augmentent et nous réfléchissons à ce que l'on va proposer aux distributeurs.»
«Dans les contrats sans indexation sur l'évolution des cours, les distributeurs sont prêts à des évolutions de prix, mais seulement quand elles sont justifiées», indique pour sa part Jérôme Bédier, président de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD).
Selon les catégories de produits, le degré de tension n'est pas le même. Pour le café ou le cacao, les industriels, en majorité des groupes structurés (Nestlé, Kraft ), ont l'habitude de gérer le yo-yo des cours et ne craignent pas trop leur impact dans les comportements d'achat. «Pour l'instant, nos prix de vente au consommateur n'ont pas changé mais ils devront bouger d'ici quelques semaines», estime un industriel du café, qui ajoute que les consommateurs sont plutôt habitués aux fluctuations de tarifs.
Lendemains difficiles
Moins sereines, les fili
Source : Yahoo - Economie












