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Les banques vont devoir lever 150 milliards d’euros

Publié le: 07/09/10

Haro sur les valeurs bancaires en Bourse ! L’optimisme engendré par la publication des stress tests, quoique très critiqués , le 23 juillet dernier , aura fait long feu. Ce mardi, les quatre valeurs bancaires du CAC 40 affichent les plus fortes baisses et provoquent le net recul du principal indice de la cote parisienne. Ainsi, à mi séance, Dexia perd 2,35% à 3,29 euros, Société Générale recule de 2,21% à 43,34 euros, Crédit Agricole lâche 2,15% à 10,71 euros et BNP Paribas abandonne 1,69% à 52,99 euros. 

Les banques vont devoir lever 150 milliards d’euros

Des dettes publiques sous-évaluées 

Les doutes quant à la crédibilité de ces stress tests s’amplifie. Ce mardi, alors que le Comité de Bâle doit se réunir pour finaliser les critères de solvabilité bancaire, le Wall Street Journal estime que les montants de titres de dette publique détenus par certains établissements financiers ont été sous-évalués. Le quotidien américain cite notamment la britannique Barclays et la française Crédit Agricole.

D’après la Banque des réglements internationaux (BRI), les banques françaises détenaient, au 31 mars, 35 milliards d’euros de dettes de l’Etat espagnol et 20 milliards d’euros de dettes de l’Etat grec. Or, selon les «stress tests», Crédit Agricole, Natixis, BNP Paribas et Société Générale, n’en détenaient que 6,6 milliards d’euros (Espagne) et 11,6 milliards (Grèce).

«Ces mesures vont anéantir la croissance» 

Après avoir remonté la pente après la publication des «stress tests», les valeurs bancaires inquiètent donc à nouveau les investisseurs. Il faut dire qu’il y a de quoi. Invité sur BFM Radio ce mardi matin , le président du conseil d’administration de BNP Paribas, Michel Pébereau, n’y est pas allé par quatre chemins. «Les «sages» de Bâle III nous demande de faire en six ans, ce que nous avons fait depuis l’existence de BNP Paribas», affirme-t-il. Autrement dit, lever 150 milliards d’euros pour doubler les fonds propres des banques françaises. «Ces mesures sont déraisonnables, poursuit-il. El

Source : Yahoo - Economie