Les gynécologues contre les «échographies spectacles»
Le Collège national des gynécologues et obstétriciens français met en garde contre les risques liés aux échographies ludiques ayant pour but de fournir aux parents un film de leur foetus en 3D ou 4D.
Le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) a poussé un «coup de gueule», par la voix de son ancien président Jacques Lansac, contre les offres commerciales d'échographies destinées à donner aux parents les premières images souvenirs de leur enfant.
Selon le CNGOF, «il suffit de cliquer sur Internet pour trouver des offres commerciales d'échographie pour les femmes enceintes». «On leur propose, à Paris et dans 4 à 5 villes de province, pour des prix variant de 60 à 140 euros, des échographies en 3 ou 4 dimensions avec vidéo», a-t-il ajouté dans un communiqué publié lundi.
Ces échographies, qui n'ont aucune finalité médicale par opposition aux examens de suivi de la grossesse, peuvent conduire à une exposition du futur bébé aux ultrasons «pendant une demi-heure», a indiqué le Pr Lansac, qui préside la Commission nationale d'échographie obstétricale et foetale.
Cette exposition, qui «se focalise sur la face et les organes génitaux», est «très différente» de l'échographie médicale, où le faisceau d'ultrasons est constamment déplacé, avec une brève exposition de chaque zone. «Les effets thermiques et mécaniques des ultrasons ne sont pas forcément anodins», a-t-il poursuivi, en particulier pour le cerveau et l'oeil.
«Tout le monde a dit que ce n'était pas bien, mais personne ne bouge», s'est-il emporté. «Il faut réserver l'échographie aux gens qui savent s'en servir, les médecins et les sages-femmes», plaide-t-il encore.
Le Pr Lansac explique qu'un texte de 1962 réserve l'usage de la radiographie aux professionnels de santé, mais ne traite pas de l'échographie qui alors n'existait pas. Les professionnels de santé attendent toujours la publication d'un arrêté modifiant ce texte, ajoute-t-il.
«Faudra-t-il attendre que l'on publie des cas d'effet délétère des fortes expositions des foetus aux ultrasons pour faire cesser ces pratiques commerciales?», demande le CNGOF. A l'heure où l'on pointe du doigt, entre autres choses, les risques de l'utilisation des téléphones portables pour les enfants, «c'est grotesque», juge le Pr Lansac.
Autres articles
- Publié le: 03/02/2012
contrairement à ce qu'avait dit Yasmina Badou quand elle était à la tête de la Santé, Houssein El Ouardi, ministre de la Santé a affirmé, le 27 janvier dernier, l’utilisation des prothèses m
- Publié le: 24/01/2012
Le directeur du Fonds mondial contre le Sida, Michel Kazatchkine, quittera ses fonctions en mars, a annoncé l'organisation, tout en démentant les informations parues dans des médias faisant un lie
- Publié le: 23/01/2012
Les Maghrébins vivant en France, et surtout les femmes, souffrent plus du diabète que la population d'origine française, selon un rapport qui vient d'être publié par l'Institut de Veille sanitair
- Publié le: 06/01/2012
Les Marocains soignent de plus en plus leur apparence et se soucient davantage de leur bien-être.
- Publié le: 06/01/2012
Le Mexique a enregistré cet hiver un premier cas mortel de grippe causé par le virus H1N1, a annoncé le ministère mexicaine de la Santé.
- Publié le: 22/12/2011
Les ministres français et libyen de la Santé, Xavier Bertrand et Fatma al-Hamrouch, ont signé aujourd'hui un accord de coopération dans le domaine de la santé visant notamment à aider la Libye
- Publié le: 05/12/2011
Le Collège national des gynécologues et obstétriciens français met en garde contre les risques liés aux échographies ludiques ayant pour but de fournir aux parents un film de leur fœtus en 3D o
- Publié le: 30/11/2011
Des chercheurs ont montré une baisse de la mobilité des spermatozoïdes et une dégradation accrue de leur ADN après quatre heures d'exposition intensive à l'internet sans fil en laboratoire.
- Publié le: 24/11/2011
Les autorités estiment que 30.000 femmes en France portent de tels implants défectueux fabriqués à base de silicone à usage industriel et non médical.
- Publié le: 23/11/2011
Même après 10 années de traitement, les patients qui prennent des statines conservent l'effet protecteur contre les accidents cardiovasculaires, sans risque accru de cancer.












