3615 code indestructible
Tout le monde le croit mort et enterré mais il bouge encore. Rappelez-vous, cette petite boîte marron et grise branchée à côté du téléphone,
avec son écran vidéotexte et ses touches carrées, son graphisme ringard et sa petite ritournelle de bip bip à la connexion. Pourtant, l'ancêtre de l'Internet à la française n'a pas dit son dernier mot. Selon France Télécom, un million de minitels sont encore utilisés dans l'Hexagone.
Certes, on est loin de l'âge d'or des années 90, où 9 millions d'appareils trônaient dans les foyers français. Mais avec 74 millions de connexions l'année dernière, le minitel reste une technologie rentable. Tellement rentable que la société les Pages jaunes a renoncé à fermer son célèbre annuaire 3611, qui comptabilisait encore 12 millions de connexions fin 2009. Et même si les minitélistes ont en général plus de 50 ans, il ne faut pas les imaginer comme des irréductibles qui résistent à l'invasion du Web. Bien au contraire.
Depuis 2000, la moitié des connexions se fait à partir d'Internet et d'un service nommé i-minitel. Michel, 69 ans, à la retraite après une carrière dans la banque, est un de ses utilisateurs. Et son dada, c'est l'arbre généalogique. Il est resté fidèle au 3615 GENEANJOU. « Je me suis inscrit à un site internet pour mes recherches, explique-t-il. Mais le minitel me donne des informations bien plus précises. Alors, même si mes connexions sont limitées compte tenu du prix, je garde le minitel sous le coude. »
Pour les plus jeunes ou pour ceux qui ont déjà oublié, petite piqûre de rappel. Dans les années 80, il y avait François Mitterrand, le TGV, la fusée Ariane et le minitel. Symbole de la réussite des télécoms à la française, ce terminal passif se connecte à des services via une ligne téléphonique et un modem incorporé. Les éditeurs touchent des commissions sur chaque appel. Le minitel permet d'accéder à des services de
Source : Yahoo - Technologies












