« Faites entrer »... accusé
Une « peine de mort sociale » pour les anciens criminels. C'est ce que dénonce l'association Ban Public, consacrée à la
communication sur les prisons et l'incarcération, dans un récent texte dirigé contre Faites entrer l'accusé. L'émission phare des deuxièmes parties de soirée sur France 2 n'est pourtant pas la seule à traiter d'affaires judiciaires, loin de là : leur nombre a explosé sur le petit écran.
Ban Public appuie son réquisitoire sur l'expérience de Jean-Marc D. (le nom a été modifié). Ce détenu modèle, âgé d'une quarantaine d'années, a été condamné à la réclusion à perpétuité et a passé la moitié de sa vie derrière les barreaux. Pendant sa détention, le prisonnier reprend ses études, obtient son bac, poursuit jusqu'au doctorat et parvient même à décrocher un emploi. « Il n'est plus la brute d'il y a vingt et un ans. Aujourd'hui, c'est un homme différent », plaide son avocat, Me Benoît David.
En 2009, Christophe Hondelatte consacre une émission à Jean-Marc D. et ses coaccusés. L'ancien criminel purge alors sa peine à Bapaume (Pas-de-Calais). En prison, les violences sont monnaie courante, le rappel des crimes, en particulier à caractère sexuel, ravive les tensions. « Dès le lendemain, il s'est pris des coups et a récolté des insultes », raconte son défenseur.
Le programme remporte un vif succès dans l'univers carcéral. « Les détenus se classent entre eux et pointent du doigt ceux qui ont commis les actes les plus durs », rappelle Stéphanie Djian, de l'Observatoire international des prisons (OIP). Cette réalité n'échappe pas au producteur de l'émission, Christian Gerin : « Je ne nie pas que ça soit un problème mais c'est à l'administration pénitentiaire de faire en sorte que la diffusion d'une émission ne puisse pas être préjudiciable à la sécurité d'un détenu. » Dans les petites structures, une prise en charge est
Source : Yahoo - Technologies












