Technologie
Google
Web
Journaux.ma

LOPPSI et filtrage : les mauvais exemples de Brice Hortefeux

Publié le: 08/09/10

La question du blocage des sites sera l'un des importants sujets du jour au Sénat qui examine actuellement l'article 4 de la LOPPSI. Cet article vise justement à imposer aux FAI et autres intermédiaires techniques le blocage d'accès à ces sites. « Pas facile de dire que je suis contre le blocage des sites pédopornographiques » a expliqué en introduction de son allocution la sénatrice Virginie Klès. Celle-ci a adressé cependant des critiques souvent entendues contre ce genre d'écran de fumée : le blocage mobilise des investissements technologiques important, avec des résultats très hasardeux (sous blocage, sur blocage). En substance, la parlementaire recommande au ministère de l'Intérieur de surtout débloquer des moyens supplémentaires pour traquer les consommateurs de ce genre de sites. Au fil de son explication, elle demandera que soient appliquées dans toute leur rigueur les dispositions déjà prévues dans le Code pénal, renforcer les moyens de protection et pour protéger les plus jeunes, rendre obligatoire les logiciels de contrôles parentaux et les antivirus.

LOPPSI et filtrage : les mauvais exemples de Brice Hortefeux

Plus de photos technologies

Le rapporteur du projet LOPPSI, Jean Patrick Courtois, fera valoir tout l'intérêt de ce blocage, puisque les images sont surtout hébergées à l'étranger. Cet article donne une base légale à ces technologies d'évitement.

« L'efficacité est démontrée »

Brice Hortefeux s'adressant à Virgine Klès : « il y a une faille dans votre raisonnement. Parce qu'il n'existe pas de solution parfaite, faudrait-il ne rien faire ? » Et le ministre de s'appuyer sur des exemples étrangers où « l'efficacité est démontrée ». Il déroulera alors une liste de pays et de nombre de connexions bloquées chaque jour : « Le nombre de connexions bloquées chaque jour s'élève pour le Danemark à 12 000, 15 000 en Norvège, 30 000 connexions en Suède. Pourquoi cela serait particulièrement différent chez nous ? »

Morano en 2008

L' expression fut déjà mise sur la table par Nadine Morano. En 2008, dans une interview au Figaro.fr, la secrétaire

Source : Yahoo - Technologies