Technologie
Google
Web
Journaux.ma

Vendre ou ne pas vendre ses titres Apple, telle est la question

Publié le: 07/09/10

A quel moment faut-il se défaire de ses actions Apple ? Le groupe américain affiche toujours des potentiels prometteurs. Le cours de l'action - qui a progressé en moyenne de 40 % par an sur les cinq dernières années - est toujours attractif, puisqu'il valorise l'entreprise à 15 fois les bénéfices attendus pour 2011. Mais attention : aucune entreprise ne peut éternellement faire progresser son chiffre d'affaires à un tel rythme. Au risque de passer pour rabat-joie, Breakingviews propose de décrypter quelques signes avant-coureurs d'un fléchissement de la croissance d'Apple.

Vendre ou ne pas vendre ses titres Apple, telle est la question

1. La politique de prix. Si les ordinateurs et les petits appareils ne représentent que 5 % du chiffre d'affaires mondial d'Apple, c'est un segment où l'entreprise dégage une marge opérationnelle extraordinaire, de près de 30 %.

Pour accroître ses parts de marché, Apple a recours à 'l'effet de halo' plutôt qu'à des rabais sur les tarifs. Ses équipements fonctionnent bien ensemble, et les utilisateurs en adoptent souvent plusieurs. Pour étoffer ses parts de marché, la marque pourrait offrir des remises. Certes, les bénéfices s'en trouveraient décuplés, mais ce serait aussi s'aventurer en terrain glissant car le haut de gamme technologique est très rentable.

Une autre possibilité pour Apple serait de commercialiser des séries d'équipements bas de gamme. Un créneau où il est néanmoins peu évident de faire fortune : la concurrence y est rude, et il est moins facile de se différencier.

Si l'entreprise renonçait ne serait-ce qu'à une fraction de la 'prime' tarifaire qu'elle facture, ou si sa part de marché sur le haut de gamme venait à s'effriter, ses profits en seraient affectés.

2. L'augmentation des droits de distribution. Le système des applications iPhone et iPad est rodé : les sociétés partenaires qui les créent supportent la majeure partie du coût de leur développement. Apple les distribue, moyennant une commission de 30 % sur les ventes. La marque a créé un cercle vertueux : les consommateurs aiment ses appareils parce qu'ils leur rendent de plus en plus de services, et ceux qui écrivent les logiciels suivent les consommateurs. Elle pourrait donc pourrait prélever un tribut encore plus élevé, disons 50 % du produit des ventes.

Source : Yahoo - Technologies