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L'OPINION

6.000 enseignants en grève escomptent le bon sens du chef du gouvernement

27.12.2013 - 11:00

Victimes de l’entêtement du gouvernement, les 6.000 enseignants en grève depuis plus d’un mois vont-ils finir par trouver écho favorable à leurs légitimes revendications ? Si ces deux promotions de lauréats des centres régionaux des métiers de l’éducation et de la formation ont joué de malchance en recevant leurs diplômes dans une période charnière entre deux législations différentes, un minimum de bon sens de la part des décideurs politiques pourrait, en effet, mettre fin à leur calvaire.
«Il faut vraiment croire qu’on manque de chance. Si nous avions été diplômés avant 2012 ou si nous devions l’être après 2013, nous ne serons pas confrontés à pareille situation. Mais bon, ça m’aurait permis de goûter aux «plaisirs» de l’arrestation par la police, de la garde à vue pendant 48 heures dans une cellule de commissariat et de la poursuite en justice pour trouble à l’ordre public, sort que je partage avec plus d’une trentaine d’autres camarades. Nous sommes d’ailleurs en liberté provisoire et notre procès devrait se tenir le 8 janvier prochain devant le tribunal de première instance de Rabat». Abdelwahab Shaimi, coordinateur national des enseignants titulaires du diplôme de la licence qui n’ont pas bénéficié de la promotion à l’échelle dix de la fonction publique, est serein et déterminé, sûr de son bon droit. «Notre situation tient du roman de Kafka, surréaliste mais hélas vraie. Jusqu’en 2007, les enseignants dépendaient du régime national spécifique aux fonctionnaires du département de l’éducation national, dont l’article 108 stipulait que les enseignants pouvaient…. Lire la suite

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