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Coronavirus : Passage imminent au stade 2

24.03.2020 - 12:41

61 cas confirmés, 276 cas suspects analysés et apparition de «cluster»

Les médecins parlent de cluster lorsque, pour une même maladie, ils constatent une survenue de cas humains groupés, limités ou localisés avec transmission interhumaine.

Les médecins parlent de cluster lorsque, pour une même maladie, ils constatent une survenue de cas humains groupés, limités ou localisés avec transmission interhumaine.

Le nombre de personnes contaminées par le coronavirus continue d’augmenter au Maroc. Le ministère de la santé a publié jeudi dans la matinée un nouveau bilan faisant état de 61 cas confirmés sur 276 cas suspects analysés. Mercredi, le ministre de la santé Khalid Ait Taleb avait annoncé, lors d’un point de presse tenu dans la soirée, un total de 54 cas répartis comme suit: Rabat – Salé – Kénitra : (14), Fés – Meknes (12), Casablanca – Settat(12), Marrakech –Safi (5), Souss Massa (4), Beni Mellal-Khénifra (2), l’Oriental (2), Tanger-Tétouan-Al Hoceima (2) et Guelmim –Oued Noun (1). Ces données du ministère de la santé montrent que pratiquement toutes les régions du Royaume (9 sur 12) sont touchées par le Covid-19. Fait nouveau : le ministre de la santé avait signalé l’apparition de contaminations locales. Ainsi, l’apparition de «clusters» (foyers locaux) devrait accélérer davantage la propagation du virus. Signalons à ce sujet que les médecins parlent de cluster lorsque, pour une même maladie, ils constatent une survenue de cas humains groupés, limités ou localisés avec transmission interhumaine. Avec les nouveaux cas confirmés et l’apparition des cas locaux, le nombre de cas contacts va augmenter davantage. Le ministre de la santé avait annoncé mercredi soir 1362 cas contacts. Le Maroc devrait s’apprêter à passer au stade 2. Ce nouveau stade prévoit un nombre important de cas, avec des situations de clusters. Les estimations retiennent 2.000 cas suspects et 500 cas confirmés. A ce stade, il s’agit de contenir le virus et de réduire le nombre de décès.

Approvisionnement du marché national en médicaments : Les instructions du ministère

Le ministère de la santé a émis une circulaire (n°75/DMP/00) du 18 mars 2020 relative à l’approvisionnement du marché national en médicaments. Celle-ci s’adresse aux pharmaciens responsables des établissements pharmaceutiques industriels (EPI), les grossistes répartiteurs (ERGP) et les pharmaciens d’officine. En vertu de ladite circulaire, ces derniers sont tenus de respecter strictement les instructions du ministère de la santé et ce sans délai durant cette période de crise sanitaire. Ainsi, ils doivent veiller à l’approvisionnement normal et la distribution équitable des médicaments sur toutes les régions du Royaume entre les grossistes répartiteurs et entre les officines. Ils sont également tenus de garantir les stocks de sécurité tout en respectant la réglementation en vigueur et plus particulièrement pour les médicaments vitaux et essentiels. Le ministère a appelé les professionnels à mettre en place et respecter strictement une procédure de gestion de la pénurie dans les établissements pharmaceutiques industriels et les grossistes répartiteurs pendant toute cette période. Par ailleurs, l’ensemble des EPI et ERGP doit déclarer impérativement les stocks des produits finis de façon hebdomadaire et ce chaque vendredi après-midi auprès de l’Observatoire national des médicaments et des produits de santé de la Direction du médicament et de la pharmacie.


Les pharmaciens d’officine sont tenus de déclarer à la DMP tout problème lié à l’approvisionnement en médicaments notamment vitaux et essentiels, (par mail: [email protected]). Parmi les autres instructions importantes, ils doivent superviser les ventes de façon à ce que celles du mois ne dépassent pas significativement les ventes mensuelles moyennes. Tout écart à cette disposition doit être notifié sans délai. Les pharmaciens sont tenus de dispenser les médicaments aux patients dans la limite d’un traitement mensuel par patient, afin de permettre à tous les citoyens de disposer de leurs traitements de manière équitable. Une permanence devra être assurée les week-ends pour les EPI et les EPGR pour rendre disponibles les médicaments vitaux et essentiels en cas d’urgence. Enfin, les pharmaciens d’officine sont dans l’obligation de respecter le système de garde tel que prévu par la réglementation en vigueur et doivent donner conseil et sensibiliser les citoyens durant cette crise sanitaire.

Les cliniques privées en renfort

Dans le cadre de lutte contre la propagation du Covid-19 au Maroc, les cliniques privées vont accompagner le secteur public. Cette décision a été prise suite à une réunion tenue lundi à Casablanca entre la direction régionale du ministère de la santé à Casablanca-Settat, les représentants du ministère de la santé et ceux de 34 cliniques privées à Casablanca. L’Asssociation nationale des cliniques privées (ANCP) a affirmé que les patrons des cliniques mettent à la disposition du ministère de la sSanté les locaux de leurs établissements ainsi que leur personnel soignant. Pour rappel, la capacité litière en réanimation dans le secteur privé est de 670 lits et de 250 lits dans le public, ce qui porte la capacité totale à 920 lits en réanimation.

OMS : L’Afrique doit se préparer au «pire»

Le continent africain  reste encore peu touché par le Covid-19, même si le nombre de cas augmente rapidement. Cela dit, le directeur général de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus a déclaré, mercredi 18 mars, lors d’une conférence de presse virtuelle, que «le meilleur conseil à donner à l’Afrique est de se préparer au pire et de se préparer dès aujourd’hui». Ainsi,le patron de l’OMS a une fois de plus demandé à l’ensemble de la communauté internationale de se mobiliser, insistant sur le fait que «l’Afrique devrait se réveiller, mon continent devrait se réveiller».

Ce dernier a signalé que «plus de 200 000 cas ont été signalés à l’OMS et plus de 8.000 personnes ont perdu la vie». Il a également affirmé  que plus de 80% des cas ont été recensés en Europe et dans le Pacifique occidental. L’Afrique a été tardivement affectée par la pandémie, mais le nombre de cas a rapidement augmenté. On comptait, mardi 17 mars avant minuit, 462 cas sur l’ensemble du continent.

» Source de l'article: aujourdhui

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