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CNDP : Bientôt une plate-forme réservée à la sensibilisation des jeunes

10.05.2020 - 20:25

Confiance numérique et protection des données personnelles

«Beaucoup de gens ont l’impression que lorsqu’ils sont sur un réseau social ils sont tout seuls alors qu’ils sont avec tout le monde. Et donc ils peuvent se retrouver à parler de choses intimes, à partager des informations privées et puis regretter par la suite de l’avoir fait».

Le numérique fait partie intégrante de la vie quotidienne du citoyen marocain. Cet outil est devenu au fil du temps un moyen incontournable d’interactions et d’échanges créant ainsi de nombreux et nouveaux usages. En temps de crise sanitaire, le numérique a pris davantage de place dans nos vies en raison des restrictions de déplacements. Dès lors, plusieurs solutions sont offertes aux utilisateurs pour répondre à leurs besoins, ce qui implique des opérations caractérisées par un flux important de données personnelles.

A cela s’ajoute l’utilisation exponentielle des réseaux sociaux qui peut parfois constituer un danger pour les personnes non averties. «Beaucoup de gens ont l’impression que lorsqu’ils sont sur un réseau social ils sont tout seuls alors qu’ils sont avec tout le monde. Et donc ils peuvent se retrouver à parler de choses intimes, à partager des informations privées et puis regretter par la suite de l’avoir fait», rappelle Omar Seghrouchni, président de la Commission nationale de contrôle de la protection des données à caractère personnel (CNDP) dans un échange à distance organisé récemment par le mouvement «Maan» sous le thème «Le citoyen et la digitalisation entre protection des données personnelles et codifications des libertés digitales». Lors de cette visioconférence, le président du CNDP a mis en exergue le rôle de sensibilisation et de formation que porte la Commission nationale de contrôle de la protection des données à caractère personnel ainsi que sa mission qui consiste à expliquer aux citoyens comment travailler dans l’espace numérique en toute sécurité.

Pour lui, la problématique aujourd’hui ne se limite plus à la protection des données à caractère personnel mais elle va bien au-delà de cette question. «Je dis souvent que la protection des données personnelles est nécessaire. C’est un combat premier mais il y a d’autres combats qui viennent en complément», relève-t-il évoquant la protection des citoyens au sein de tout l’écosystème numérique. Dans cette perspective, il s’avère que la protection, l’éducation et la formation des jeunes figurent parmi les points essentiels sur lesquels planche la CNDP actuellement avec les acteurs concernés. En effet, son président a dévoilé que la Commission a mis sur pied une plate-forme destinée aux jeunes qui verra bientôt le jour. «Nous avons travaillé sur une plate-forme pour la protection des jeunes qui est prête à être utilisée mais qui n’a pas encore été mise en ligne parce que nous ne voulons pas faire une opération de communication «one shot».

Nous voulons lui donner toutes les chances pour s’inscrire dans un débat à moyen/long terme et nous sommes en train de travailler pour la partager avec d’autres acteurs qui s’intéressent à la problématique», annonce le président de la CNDP. Pour ce qui est de la commission, son président estime que l’ambition serait de la transformer en un espace d’âme du digital dans notre pays. Dans ce sens, l’objectif est de faire passer le message que le digital n’est pas une problématique purement technique mais également une problématique sociétale qui doit engager toutes les composantes de la société.

«On ne peut pas considérer le digital uniquement comme une histoire d’informaticiens ou une question de techniciens», précise Omar Seghrouchni faisant référence à l’aspect sociétal et culturel de l’utilisation des technologies. Notons que la CNDP a été créée par la loi n°09-08 du 18 février 2009 relative à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel. Cette commission est chargée de vérifier que les traitements des données personnelles sont licites, légaux et qu’ils ne portent pas atteinte à la vie privée, aux libertés et droits fondamentaux de l’Homme.

» Source de l'article: aujourdhui

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