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L’ADFM s’inquiète de la situation précaire des femmes vivant dans les logements économiques et bidonvilles

15.06.2020 - 16:46

Les conditions de sécurité les plus élémentaires y sont absentes

L’Association démocratique des femmes marocaines (ADFM) tire la sonnette d’alarme sur la situation précaire des femmes qui habitent dans les bidonvilles et les logements économiques où les conditions de sécurité les plus élémentaires sont absentes.
«Bien qu’elle soit consciente de la nécessité de prendre un ensemble de mesures urgentes liées à l’atténuation des effets de la pandémie et à interagir avec la situation exceptionnelle dans laquelle vit le pays, l’ADFM estime qu’il est obligatoire d’attirer l’attention sur un ensemble de difficultés et impacts négatifs liés aux logements et les conditions dont lesquelles souffrent les femmes et les filles des classes pauvres et fragiles», indique l’ADFM dans un communiqué.

Dans ce contexte, l’Association affirme que l’état d’urgence et de quarantaine, bien qu’il soit une nécessité impérative, a produit «un ensemble de différences de classe et territoriales en ce qui concerne les conditions de logement, car il est devenu obligatoire pour les citoyens de rester dans leurs foyers, sans prendre en compte ce type de logement, sa densité, la disponibilité des équipements de base pour une vie décente et les conditions nécessaires pour assurer un confort minimum. Ceci dit, les femmes à revenu moyen et faible vivant dans ces logements manquent des conditions minimales de dignité et de sensation de la sécurité».

L’Association rappelle également que les maisons situées dans les quartiers anarchiques et dans les bidonvilles, qui comprennent la plupart des familles pauvres et fragiles, sont dépourvues des services de base, comme l’absence de bonne ventilation, l’éclairage, le réseau d’égouts et le non-raccordement des maisons au réseau d’eau et d’électricité, ce qui rend le confinement sanitaire difficile et amer.
D’une autre part, l’ADFM a signalé que les femmes et les filles, en tant que responsables de la collecte de l’eau, sont les plus vulnérables à l’épidémie et aux maladies mentales résultant du risque de contracter le virus. «En l’absence de conditions de ventilation adéquates dans les bidonvilles et parfois aussi dans des logements sociaux, les femmes sont les plus sensibles aux maladies pulmonaires obstructives chroniques, qui sont causées par l’inhalation de fumée émise à l’intérieur des bâtiments, qui tue chaque année un demi-million de femmes sur le total des femmes qui meurent de cette maladie dans le monde, à un taux égal à 88%. Par rapport à 12% des hommes qui meurent de la même cause, selon l’Organisation mondiale de la santé».

Face à cette situation, l’ADFM appelle à court terme les pouvoirs publics à tenir compte de la situation des femmes et des filles dans ces logements, en facilitant leur accès à l’eau et aux sources d’énergie et les protégeant de toute sorte de violence ou maltraitance. À moyen terme, l’association appelle à revoir le programme de logement social et économique, tout en améliorant ses conditions et ses spécifications. De même, elle recommande de réduire le phénomène des bidonvilles en fournissant des logements adéquats afin d’assurer un niveau minimum de conditions de vie convenables pour eux tout en préservant leur dignité.

» Source de l'article: aujourdhui

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