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La RSE bien ancrée au Maroc

28.10.2020 - 15:00

Selon le baromètre de l’Institut marocain des administrateurs

L’Institut marocain des administrateurs (IMA), en partenariat avec Utopies, a réalisé la première édition du baromètre des rapports ESG (Environnement, social et gouvernance), émis conformément à la nouvelle circulaire de l’AMMC de juin 2019 relative aux opérations et informations financières. Ce rapport repose exclusivement sur l’information publique disponible dans les rapports financiers publiés à la date du 30 juin 2020, portant sur l’exercice 2019. Ainsi, l’objectif de ce premier baromètre réalisé auprès d’un panel de 78 émetteurs faisant appel public à l’épargne est de dresser un état des lieux du processus de reporting des informations extra-financières : examiner si les critères minima exigés ont été communiqués (le cas échéant si l’entreprise a mentionné la raison de leur non-disponibilité), et s’ils ont été articulés à la performance financière de l’entreprise. Il ressort de ce baromètre que 88% des sociétés du panel ont décrit leur stratégie en matière RSE dans leur rapport annuel. S’agissant des référentiels cités, plus de la moitié des sociétés du panel font référence, à égalité, à l’ISO 26000 ou au Global Reporting Initiative (GRI) pour l’élaboration du rapport ESG. Les objectifs de développement durable des Nations Unies (ODD) sont cités par 16% des sociétés.

4 sociétés ont mis en place un comité RSE

En matière de gouvernance et RSE, 4 sociétés ont mis en place un comité RSE émanant du Conseil. Les deux tiers des entreprises ont une direction RSE dédiée ou un comité exécutif transversal en charge des questions RSE. Les autres points de contact cités comme étant en charge de la RSE sont : les directions financières, l’audit interne, les ressources humaines et la communication. Par ailleurs, le baromètre fait savoir que la taille moyenne des conseils est de 9 membres. 49% des sociétés ont au moins un administrateur indépendant dont près des deux tiers ont au moins deux indépendants. Sur les 38 sociétés dont les conseils se composent d’indépendants, 37 sont cotées et 60% n’appartiennent pas au secteur financier. Près des 2/3 des sociétés du panel ont au moins une femme membre du conseil, dont 49% plus d’une. Les administrateurs détiennent en moyenne 9 mandats, présentant une dispersion importante de la moyenne comprise entre 1 et 27 mandats. S’agissant des jetons de présence (qui est un moyen de de rémunérer les administrateurs et membres du conseil d’administration et de surveillance des sociétés selon leur assiduité aux réunions), le baromètre indique que la moyenne du montant global annuel des jetons de présence s’élève à 1.216.229 MAD. La médiane du montant global annuel des jetons de présence s’élève à 700.332 MAD. Rapportée à la taille moyenne des conseils, cela situe la rémunération par administrateur (selon qu’on prenne en compte la moyenne ou la médiane) dans une fourchette comprise entre 78.000 MAD et 135.000 MAD. En outre, 58% des sociétés du panel ont communiqué la fréquence de réunions du conseil : 22% tiennent 2 réunions annuelles du conseil. 56% des sociétés du panel ont communiqué sur le taux global d’assiduité des membres du conseil, dont 41% présentent un taux d’assiduité de 100% ; la moyenne étant à 92%. 15% des sociétés du panel ont déclaré que la RSE ou «les questions ESG» sont au cœur des missions du conseil et sont examinées au moins une fois par an.

Plus de 80% des entreprises décrivent leur politique en matière environnementale

Toute activité économique est génératrice d’impact environnemental. A ce sujet, 56% des sociétés du panel identifient et décrivent leurs activités ayant un impact environnemental. Certaines entreprises ont expressément indiqué ne pas avoir d’impact sur l’environnement.
Le baromètre fait savoir que plus de 80% des entreprises décrivent leur politique en matière environnementale, à savoir les mesures prises et les normes et objectifs fixés en la matière et 72% communiquent sur les actions et mesures mises en place pour évaluer et minimiser les impacts environnementaux de l’activité.
Cela dit, les objectifs quantitatifs de réduction des consommations sont toutefois rarement publiés. Aucune société ne décrit de litige ou de poursuite relatifs à des problématiques d’ordre environnemental dont la société fait l’objet. Une dizaine d’entreprises ont communiqué sur l’absence de litige.

82% sont des sociétés cotées et 61% ont un chiffre d’affaires supérieur à 1 milliard DH

Le panel se compose de 78 émetteurs faisant appel public à l’épargne. Parmi les entreprises qui figurent dans la liste du panel, 82% sont des sociétés cotées et 18% non cotées. 61% des sociétés ont un chiffre d’affaires supérieur à 1 milliard DH. En outre, près d’un tiers du panel est constitué d’entreprises du secteur privé et 35% de ces sociétés ont un effectif global compris entre 100 et 500 salariés. 92% de l’ensemble des émetteurs faisant appel public à l’épargne ont un site web actualisé. Sur les 96 sociétés faisant appel public à l’épargne en 2019, seules trois n’ont pas de site web et deux ont un site web non actualisé. Il est à noter que 86% des sociétés du panel ont un conseil moniste dont 46% séparent la fonction de directeur général et de président du conseil.

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