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Préscolaire : Maintenir la «dynamique prometteuse» face à la Covid

16.11.2020 - 16:24

Le taux est passé à 72,5% en 2019-2020

Un webinaire a été organisé ce samedi 14 novembre par l’Université Mohammed V Rabat (UM5) à travers la Faculté des sciences de l’éducation de Rabat (FSE) et l’Institut français du Maroc (IFM) sur la thématique «Un préscolaire de qualité pour l’école du XXIème siècle : Bilan et perspectives dans un conteste de crise sanitaire». La séance d’ouverture a été marquée par l’intervention du ministre de l’éducation nationale Saaid Amzazi, l’ambassadrice de France au Maroc, Hélène Le Gal, le président de l’UM5, Pr Mohammed Rhachi, le doyen de la FSE, Pr Abdellatif Kidai, et Mderssi Hafida, professeur-chercheur à la FSE. Le ministre de l’éducation nationale a rappelé que le Maroc a érigé l’enseignement préscolaire en véritable priorité nationale.

«Notre challenge conformément au programme national initié en 2018 était d’atteindre la généralisation de l’enseignement préscolaire pour les enfants de 4 et 5 ans d’ici 2027 avant de s’atteler à la tranche des 3 ans avec en parallèle une mise à niveau et une réhabilitation progressive de l’enseignement du préscolaire traditionnel sur la base d’un cadre curriculaire national établi par le ministère avec l’Unicef. Un défi qui a nécessité de créer 57.000 nouvelles classes pour lesquelles il nous fallait former 56.000 éducatrices sur la base d’un cadre normatif définissant un niveau de qualité de base que l’ensemble des acteurs du préscolaire doivent respecter», a indiqué le ministre.

Ce dernier s’est réjoui des efforts déployés par les AREF, les directions provinciales et l’INDH qui ont permis au Maroc d’être en avance sur l’échéancier initialement établi pour le programme national de cette généralisation. Concernant les indicateurs, M. Amzazi a indiqué que le taux de préscolarisation atteint 72,5% avec plus de 200.000 enfants scolarisés lors de ces deux dernières années.

Plus de 5.000 classes ont été créées et plus de 6.500 éducatrices ont été formées. Ces performances sont le fruit d’une mobilisation générale, et plus particulièrement dans le public, dont la part dans le secteur a grimpé à 23%, contre seulement 13% en 2017-2018. «Nous avons aussi enregistré un recul du préscolaire traditionnel qui est passé de 63% en 2018 à 50% aujourd’hui.

Le taux de préscolarisation dans le milieu rural est passé de 35,4% en 2018 à 62% aujourd’hui. La même tendance à la hausse a été observée au niveau de la préscolarisation des filles qui passe de 45% à 70%», a-t-il précisé. Et d’ajouter : «Il nous reste à présent à veiller à perpétuer cette dynamique prometteuse bien qu’elle se soit heurtée en cette année 2020 à la contrainte de la pandémie de Covid-19. L’enseignement préscolaire en présentiel a pu reprendre depuis la rentrée scolaire. Cela dit, nous restons acculés à nous inscrire dans la perspective d’une durée indéterminée de cette pandémie». Pour le ministre, l’importance du préscolaire n’est plus à démontrer. Les chiffres du HCP ont d’ailleurs démontré qu’un adulte ayant été préscolarisé effectue un nombre moyen d’années d’études 2,5 fois supérieur par rapport à celui qui ne l’a pas été. «Il est évident que l’investissement dans un préscolaire de qualité est un gage d’amélioration de l’éducation dans notre pays», a-t-il conclu.

Pour sa part, Hélène le Gal a indiqué que la généralisation du préscolaire fait partie des priorités du Maroc et de la France. Celle-ci a fait remarquer qu’une montée qualitative et quantitative du préscolaire a été observée ces dernières années. «Les équipes de l’ambassade, de l’Institut français sont prêtes à agir à vos côtés au profit d’un apprentissage de qualité qui soit à même de satisfaire les familles», a-t-elle déclaré. Quant à Pr Mohamed Rhachi, il a affirmé que «la promotion de l’enseignement préscolaire représente un vaste chantier qui ne peut être mené à bien qu’avec la conjugaison des efforts de tous les intervenants en s’appuyant sur une volonté collective, intégratrice, soucieuse de développer une vision globale de la prise en charge de la petite enfance mais aussi susceptible de garantir l’égalité des chances pour l’ensemble des enfants et assurer les conditions d’épanouissement individuel et social pour les générations futures».

De son côté, Pr Abdelatif Kidal a estimé que les défis sont de taille puisque ce projet nécessite la mise en place d’une politique éducative cohérente et surtout une formation qualifiante des éducateurs et des éducatrices.

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