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Le fonds des catastrophes naturelles bientôt activé

12.01.2021 - 13:03

Un arrêté du chef de gouvernement est attendu pour débloquer les aides aux populations et régions sinistrées

Plusieurs communes au Maroc sont entrées en état d’alerte maximale en raison des intempéries que connaît le Maroc depuis le 5 janvier. Selon les données pluviométriques officielles, les villes les plus touchées, ayant connu des chutes de pluie dépassant les 100 mm sont notamment Rabat (417 mm), Chefchaouen (233 mm), Mohammedia (228 mm) et Casa-Anfa (211), Tétouan (162), Tit Mellil (143), Ben Slimane (135,5), El Jadida (126,5), Essaouira (124,8), Agadir (124,5), Kénitra (124), Ifrane (122), Taroudant et Taza (111), Sidi Slimane (107), Tanger (106,5) et Nouaceur (100,5). La capitale a reçu en l’espace de sept jours la part de 80% de la pluviométrie totale d’une année normale.

Par ailleurs, ces dernières intempéries ont occasionné dans ces villes de grands dégâts matériels à des biens publics et privés. Elles ont ainsi causé des pertes au niveau des logements et des commerces, mais aussi des perturbations au niveau de la circulation à l’intérieur comme à l’extérieur des villes.
Casablanca demeure la plus touchée par les dernières pluies torrentielles avec, entre autres, l’effondrement de trois maisons et un four traditionnel ainsi que la suspension du trafic dans certains quartiers jugés généralement les plus fréquentés par les automobilistes.

Dans le Nord, les intempéries ont entraîné de grands dégâts entraînant, entre autres, l’interruption de la circulation sur les routes nationales. Comme c’est le cas pour la route nationale n°16 reliant Tétouan à Al Hoceima, qui a été coupée au trafic suite à des éboulements rocheux importants et aux glissements de terrains.
Face à ces pertes, le Fonds de solidarité contre les événements catastrophiques (FSEC) se lance dans une course contre la montre pour venir en aide aux populations les plus touchées à travers le Royaume. «Les équipes du FSEC, à côté des partenaires, sont mobilisées pour recueillir toutes les informations sur cet événement pour se préparer à remplir pleinement leur mission conformément aux dispositions de la loi n° 110-14», indique un communiqué du FSEC.


Le Fonds suit avec beaucoup d’intérêt et de préoccupation les intempéries et les dégâts subis par les citoyens. Dans le cas où ces intempéries sont qualifiées d’événement catastrophique par arrêté du chef de gouvernement conformément aux dispositions de la loi précitée, seules les victimes ci-après seront, selon la même source, éligibles aux indemnités accordées par le Fonds de solidarité, lorsqu’elles ne sont pas couvertes par ailleurs contre les conséquences dudit événement catastrophique.
C’est le cas des personnes ayant subi un préjudice corporel occasionné directement par l’événement catastrophique, y compris les personnes prenant part aux actions de secours, de sauvetage et de sécurisation liée à cet événement, ou leurs ayants droit, en cas de décès ou de disparition desdites personnes.

Il s’agit aussi des membres d’un ménage dont la résidence principale est rendue inhabitable directement par ledit événement et des personnes non membres dudit ménage lorsque leurs conjoints et/ou leurs enfants à charge en sont membres. «Le bénéfice des prestations du FSEC est subordonné, entre autres, à l’inscription au Registre de recensement des victimes des événements catastrophiques auprès du ministère de l’intérieur», fait part la même source, avant d’ajouter que «ces inscriptions seront déclenchées dès publication de l’arrêté précité du chef de gouvernement».

» Source de l'article: aujourdhui

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