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Les personnes âgées de plus en plus accros à la drogue

26.03.2021 - 16:06

L’Organe international de contrôle des stupéfiants s’alarme des conséquences néfastes sur la santé des seniors

L’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) dans son dernier rapport tire la sonnette d’alarme face à l’usage accru de drogues chez les personnes âgées, un phénomène qualifié d’«épidémie silencieuse». Lors d’une conférence de presse, organisée en mode virtuel par le Centre d’information des Nations Unies de Rabat pour le lancement de ce rapport , le Pr. Jallal Toufiq, membre de l’organe onusien, a indiqué que l’usage de drogue chez les personnes âgées «augmente plus rapidement que chez les jeunes», mettant en garde contre les conséquences néfastes de ce phénomène sur la santé avec notamment l’augmentation du taux de mortalité. A titre d’exemple, aux États-Unis, l’usage de la plupart des drogues dans la tranche d’âge supérieure à 65 ans a ainsi triplé au cours des dix dernières années.

En Inde et au Nigeria, les 45-64 ans consomment en excès des médicaments opioïdes et sirops contre la toux, tandis qu’au Japon les médicaments contre les troubles du sommeil et l’anxiété sont «prescrits de manière disproportionnée aux personnes âgées». Dans le cas des usagers vieillissants, l’OICS met en avant un «problème croissant» de «polymédication», correspondant à la prise d’au moins cinq médicaments (délivrés sur ordonnance ou en vente libre) ou de drogues illicites par jour. Cette pratique constitue un véritable danger pour la santé et peut entraîner des problèmes respiratoires, troubles dégénératifs, maladies du foie, du diabète et problème chronique de santé mentale, détaille le document, qui cite aussi le risque de mort par surdose.

Maroc: Saisie plus de 75 tonnes de cannabis au premier semestre de 2020

Le cannabis reste la drogue dont le trafic est le plus répandu en Afrique. Comme les années précédentes, l’essentiel du trafic de résine de cannabis a eu lieu en Afrique du Nord : le Maroc a déclaré en avoir saisi plus de 75 tonnes au total, dans le cadre de nombreuses opérations menées au premier semestre de 2020. C’est ce que révèle le rapport 2020 de l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS), rattaché aux Nations Unies. Du fait de sa situation géostratégique et de sa proximité avec l’Afrique, l’Espagne a une fois de plus été, en 2019, le pays européen dans lequel les plus grandes quantités de résine de cannabis ont été saisies (environ 350 tonnes).

La résine de cannabis saisie provenait essentiellement du Maroc (94%) et la plupart des saisies (85%) ont été réalisées en Andalousie, région la plus proche du Royaume. Le document indique qu’en 2019, le Maroc, la Côte d’Ivoire et le Ghana ont tous déclaré des saisies d’héroïne allant au total de quelques kilogrammes à plusieurs centaines de kilogrammes. Toutefois, l’OICS signale un manque de données dans la mesure où il est difficile de cerner les tendances du trafic d’héroïne en Afrique d’une année sur l’autre, car les montants saisis augmentent dans certains pays mais diminuent dans d’autres. S’agissant des autres drogues, le Maroc et la Tunisie ont déclaré des saisies d’«ecstasy» et d’autres hallucinogènes. Toujours selon le Rapport mondial sur les drogues 2020 de l’ONUDC, le cannabis est de loin la drogue la plus consommée en Afrique, où environ 45 millions de personnes en ont fait usage en 2019 . Viennent ensuite, les médicaments opioïdes, en particulier le tramadol. Les chiffres indiquent qu’en Afrique du Nord, environ 7,4 millions de personnes ont consommé du tramadol. La cocaïne, l’amphétamine, l’«ecstasy» et d’autres drogues sont consommées en Afrique, mais en quantités limitées par rapport au cannabis et au tramadol.

Dans son rapport, l’OICS fait savoir que les mesures adoptées par les gouvernements pour prévenir la propagation de la Covid-19 ont eu des incidences sur les marchés illicites de la drogue, que ce soit sur la fabrication et le mouvement de drogues ou sur leur consommation. Ainsi, trois évolutions sur les marchés de la drogue et, en particulier, sur le trafic international ont été observées: une baisse de la disponibilité et une augmentation des prix ; des effets sur les capacités de détection et de répression et un changement des modes opératoires des organisations de trafiquants de drogues. Le trafic de drogues par passagers aériens a nettement diminué au cours des premiers mois de l’année 2020. La plupart des avions destinés au transport de passagers privés ayant été cloués au sol en raison des restrictions liées à la Covid-19. En revanche, le transport de marchandises commerciales n’a pas été aussi fortement touché .

» Source de l'article: aujourdhui

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