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Chabat prépare son gouvernement

26.02.2014 - 15:37

ALM: Quelle est votre réaction par rapport à la décision du Conseil constitutionnel relative à l’invalidation du siège à Moulay Yaacoub ? Et que comptez-vous faire ?
Hamid Chabat : Nous respectons évidemment la décision du Conseil constitutionnel en précisant que le parti de l’Istiqlal avait largement mérité son siège à Moulay Yaacoub grâce à la confiance de la population et au choix de notre candidat. Nos militants sont toujours mobilisés pour regagner ce siège et montrer que le parti au pouvoir n’arrive plus à trouver crédit auprès de la population à cause de sa politique d’appauvrissement et ses décisions désastreuses pour le pouvoir d’achat des citoyens marocains. Les prochaines élections partielles à Moulay Yaacoub vont prouver à qui veut l’entendre que le parti de l’Istiqlal est l’alternative fiable pour les échéanciers futurs.

Vous avez, il y a quelques jours, porté plainte contre le chef de gouvernement. Du nouveau dans cette affaire ? Etes-vous réellement prêt à aller  jusqu’au bout ?

Les propos d’Abdelilah Benkirane sont à mettre dans le registre du «populisme». Il s’en prend toujours à l’opposition pour détourner l’attention des lacunes de son gouvernement. Suite à ses accusations, j’ai appelé à l’ouverture immédiate d’une enquête afin de tirer au clair les allégations fallacieuses du chef de gouvernement. Evidemment, nous irons jusqu’au bout. Une commission composée de plusieurs avocats et juristes a déjà été mise en place à cette fin. Je considère que les attaques de Benkirane s’inscrivent dans le cadre d’une campagne orchestrée contre le parti, ses symboles et ses positions politiques. Abdelilah Benkirane continue à pratiquer le terrorisme intellectuel et verbal. C’est son style. A chaque fois qu’il décide d’opérer une hausse des prix sur les matières de base, il s’arrange pour divertir l’opinion publique des vrais problèmes.

Vous accusez donc ouvertement le chef de gouvernement de diffamation…

Vous l’avez dit. Personne n’est au-dessus de la loi. De plus, je tiens à dire au chef de gouvernement que la méthode avec laquelle il a réussi sa bataille électorale ne fonctionnera pas longtemps et a déjà montré ses limites.
Pouvez-vous traduire ces propos par des exemples concrets ?

Bien sûr ! Par exemple, lorsque les parlementaires avaient demandé à M. Benkirane de sortir une liste des noms des fraudeurs de ce pays, le chef de gouvernement s’est rétracté. Ce qui démontre qu’il est incapable de mettre fin à la fraude et aux fraudeurs dans ce pays. A contrario et indirectement il est devenu le premier protecteur de la fraude. Aujourd’hui le parti de l’Istiqlal attend le dernier mot de la justice qui, je l’espère, statuera rapidement en notre faveur et donnera un écho à notre cause légitime.

Votre parti avait claqué la porte au nez de la majorité. Avec le recul, vous ne le regrettez pas, sachant que le RNI a finalement pu obtenir tout ce qu’il voulait du gouvernement ?

Je pense que le débat d’aujourd’hui ne porte pas sur les postes à obtenir au sein du gouvernement. Le parti de l’Istiqlal n’a jamais discuté des sièges et des postes. D’ailleurs notre mémorandum du 3 janvier 2013 était clair et basé sur des faits réels, notamment après un an de la constitution de ce gouvernement.

» Source de l'article: aujourdhui

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