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Sahara : Human Rights Watch souhaite que la MINURSO surveille les droits humains

15.04.2014 - 15:51

La reconduction du mandat de la MINURSO va être soumise au vote le 21 avril. A ce titre, Human Rights Watch (HRW) a sollicité, lundi 14 avril,  le Conseil de sécurité de l’ONU afin que celui-ci vote en faveur d’un élargissement aux droits de l’Homme de la mission des Nations unies au Sahara, malgré la vive opposition du Maroc. 

La présentation du secrétaire général des Nations-Unies, Ban ki Moon, du rapport annuel du prolongement du Mandat de la MINURSO a eu lieu jeudi 10 avril. Suite à cette présentation, le roi Mohammed VI s’est entretenu avec le responsable de l’ONU et lui a signifié que le statut de la MINURSO doit se maintenir à une mission de surveillance de cessez-le feu et rejette tout projet de résolution visant à élargir son mandat aux droits de l’Homme.

Le Maroc a pris des initiatives positives mais la répression continue

Dans un courrier aux pays membres du Conseil de sécurité, HRW exhorte à aller cette fois au bout de la démarche, à la fois pour le Sahara et pour les camps de réfugiés de Tindouf, dans le sud-ouest de l’Algérie, aux mains du Front Polisario (indépendantiste). L’ONG basée à New York se félicite aussi des propos tenus la semaine dernière par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, qui a exprimé la nécessité de surveiller de manière « durable, indépendante et impartiale » les droits de l’Homme dans la région, tout en saluant les gestes faits par Rabat dans ce domaine. Les « mécanismes existants ont échoué à remplir ces critères« , juge cependant HRW, dont un responsable s’est récemment rendu au Sahara. Si le Maroc a pris des initiatives « positives », les autorités continuent notamment de réprimer fermement les voix favorables à l’autodétermination et d’empêcher les rassemblements publics, écrit encore l’ONG.

Dans un récent communiqué, Amnesty International a elle aussi appelé à doter la Minurso de cette nouvelle mission, relevant qu’elle était « la seule opération moderne de maintien de la paix de l’ONU privée de cette compétence« .  »Conserver une force de maintien de la paix avec un mandat limité n’est plus une option« , a affirmé une responsable, Salil Shetty. L’ONG basée à Londres cite, entre autres, la persistance de mauvais traitement contre des militants en détention au cours de l’année écoulée.

» Source de l'article: telquel

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