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Journée mondiale de la maladie de Parkinson

11.04.2017 - 21:01
Le 11 avril de chaque année, et ce depuis 1997, on célèbre la Journée mondiale de cette maladie. Au Maroc, environ 1  à 2% de la population de plus de 50 ans serait concernée par cette maladie, avec une estimation de  4000 nouveaux cas chaque année.
Akinésie, rigidité, tremblement, tels sont les symptômes de la maladie de Parkinson qui fut décrite pour la première fois par le médecin anglais James Parkinson.
Au Maroc, on estime à 50.000 voire 60.000 le nombre de cas de la maladie de Parkinson. C’est une maladie incurable qui touche le système nerveux central du corps humain. La maladie débute habituellement entre 45 et 70 ans et c’est la deuxième maladie neuro-dégénérative après la maladie d’Alzheimer.  Toutefois, on peut trouver des sujets jeunes atteints, mais ces cas sont rares. Les premiers signes de la maladie de Parkinson sont dans la plupart des cas découverts 8 à 10 ans après son déclenchement.
Cette maladie qui touche pas moins de 4 millions de personnes sur notre planète demeure peu connue au Maroc et n’est pas encore considérée comme une priorité de santé publique. Il n’en reste pas moins que vu l’augmentation de l’espérance de vie et le vieillissement de la population, cette maladie neuro-dégénérative sera de plus en plus fréquente.
Celle-ci appelée également paralysie agitante, est une pathologie neurologique qui touche environ 1 à 2 % de la population de plus de 50 ans. Elle est due à la dégénérescence des cellules nerveuses d’une zone située dans les noyaux gris centraux du cerveau (la substance noire). Elle se caractérise habituellement par un tremblement, une lenteur des mouvements et une contracture musculaire.
A noter que cette maladie nécessite de gros moyens financiers indispensables à l’intervention chirurgicale très pointue dont le coût oscille entre 200.000 et 250.000 DH, un montant qui n’est pas à la portée de tous les patients.
La cause de la maladie de Parkinson est inconnue. De très rares cas sont héréditaires, et dans ce cas ce sont des maladies de Parkinson survenant chez des sujets très jeunes. De même aucun facteur de risque n’est connu avec certitude, notamment aucun facteur alimentaire ou infectieux n’a été reconnu.
Outre  la lenteur des mouvements, de l’hypertonie et des tremblements, cette maladie peut également causer des douleurs à type de crampes, des troubles de la digestion, des vertiges, de sommeil,  et des chutes liées à la baisse de tension.
Les troubles cognitifs et psychiques sont aussi assez fréquents chez la personne atteinte de cette maladie. Effectivement, le malade peut sombrer dans la dépression, souffrir d’anxiété ou de sentiments de persécution.
Concernant le traitement de cette maladie, des examens et des analyses complémentaires sont indispensables.
Les examens complémentaires sont normaux dans la maladie de Parkinson, et aucun n’est indispensable. Cependant, on pratique le plus souvent un scanner cérébral ou une IRM, pour rechercher d’autres maladies (cf diagnostics à éliminer) ; les autres examens sont parfois pratiqués, si tous les signes de l’examen clinique ou l’évolution ne sont pas absolument typiques de maladie de Parkinson : ponction lombaire, électro-encéphalogramme, examens sanguins. Un électrocardiogramme permet de rechercher des contre-indications à certains traitements anti-parkinsoniens ; un bilan uro-dynamique est pratiqué s’il existe des troubles urinaires nets, afin de préciser le type de ces troubles et d’adapter au mieux leur traitement.
Le début du traitement s’accompagne quasiment toujours d’une grande amélioration, voire d’une disparition des signes de la maladie. Cette période de grande efficacité des médicaments, qu’on appelle parfois « lune de miel », dure le plus souvent plusieurs années. Après cette période plus ou moins prolongée, l’efficacité du traitement est moindre ; il faut alors augmenter les posologies des médicaments, ce qui expose à des effets indésirables.
Au Maroc, on ne dispose pas de tous les médicaments traitant la maladie de Parkinson; du coup, les malades sont parfois obligés de se les procurer de l’étranger. Ce qui rend le coût encore plus exorbitant.
» Source de l'article: liberation

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