Ces campagnes, qui s'inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre du programme national de lutte contre la leishmaniose, concernent les élèves scolarisés et les habitants des douars touchés par l’épidémie au niveau de certaines provinces et préfectures, ajoute la même source.

Dans ce cadre, les services de santé ont procédé à dispenser des soins et faire des diagnostics complets en laboratoire pour suivre de près les différents cas, note le communiqué, précisant que 29.600 élèves ont fait l’objet d’un examen médical dans leurs écoles respectives, situées dans les zones infectées, soit 60% de la catégorie scolarisée ciblée.

En parallèle aux campagnes de diagnostic, tous les acteurs restent mobilisés, y compris les communes territoriales, la société civile et les services extérieurs relevant du ministère de l’agriculture, dans le cadre d’une coordination étroite pour la sensibilisation de la population concernée, l’usage de pesticides pour lutter contre les rongeurs dans les zones touchées, l’assainissement, l’encadrement et la sensibilisation de la population sur l'importance de l'hygiène.

Grace aux efforts déployés dans le cadre du plan d'action stratégique, lancé depuis 2010, les cas de leishmaniose cutanée ont été réduits de 8.707 en 2010 à 4.946 en 2016, relève la même source.

La leishmaniose cutanée, une maladie parasitaire transmise par la piqûre de la mouche des sables, ne constitue pas un danger sur la vie des personnes atteintes et peut être entièrement guérie, à l’exception de la persistance de cicatrices cutanées en cas de retard du traitement du patient.

La prévention de la maladie est le moyen le plus efficace pour lutter contre cette épidémie, à travers le lancement de campagnes d'hygiène dans les douars les plus exposés, la sensibilisation des citoyens sur l'importance du maintien d'un environnement propre et sain, ainsi que la lutte contre les rongeurs dans les zones affectées, ajoute le communiqué.