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Hommage : Pierrette, la généreuse et douce moitié de Feu Mohamed M’jid s’en est allée…

08.08.2018 - 18:02

Si l’homme qu’était M’jid dérangeait, bien souvent, les sphères politiques, par son franc-parler, sa douce moitié était plutôt connue par sa douceur et sa discrétion. Cela dit, très cultivée, elle partageait les mêmes valeurs que son mari.

Pierrette M’jid s’en est allée, à 87 ans, rejoindre la demeure éternelle. Sa disparition tragique suite à un terrible accident de voiture alors qu’elle effectuait sa marche régulière près de la plage de Ain Diab a laissé tous ses proches en émoi. Les plus éloignés l’ont également connue pour ce qu’elle a représenté dans sa vie. Car en plus d’avoir été l’épouse de Mohamed M’jid dont l’action, le verbe et le cœur ont marqué à jamais jeunes et moins jeunes, Pierrette M’jid a accompagné son époux dans toutes ses actions. Ses élans de cœur ont laissé ainsi les membres de la fondation M’jid, lundi 8 août, orphelins à jamais. 

Le franc-parler de Feu M’jid résonne encore dans les oreilles de ses adeptes. Sa compagne de route n’en était pas moins étrangère puisqu’elle-même, grande humaniste et ayant le sens de la répartie et de la résilience, a su composer durant toutes ces années aux côtés d’un homme dont les multiples casquettes ont su conquérir toutes les catégories de populations. Réfugiés politiques, enfants et adultes sans abris, tous ceux qui ont pu bénéficier du soutien de la fondation témoigneraient volontiers de la grandeur du cœur de celle qui s’en est allée…

Les témoignages de ceux et celles qui l’ont connue sont émouvants. Mohamed Berrada, ex-président de Sapress, qui a été un grand ami du couple, rappellera que «si Mohamed M’jid considérait que Pierrette était une partie de lui, c’était exactement la même chose pour elle. D’ailleurs, la disparition de Si Mohamed a beaucoup affecté son épouse. Affaiblie, elle a pourtant poursuivi son chemin dans la réalisation des actions caritatives en la mémoire de son défunt époux.

C’était sa manière d’exister pour lui et pour elle…». Un témoignage qui en dit long sur l’authenticité de toute une vie dédiée à l’humain par l’humain. Et si l’homme qu’était M’jid dérangeait, bien souvent, les sphères politiques, par son franc-parler, sa douce moitié était plutôt connue par sa douceur et sa discrétion. Cela dit, très cultivée, elle partageait les mêmes valeurs que son mari. D’ailleurs, dès que la nouvelle a été partagée sur les réseaux sociaux, de nombreux témoignages aussi émouvants que touchants ont confirmé la grandeur d’âme de la défunte. Hassan Alaoui Kacimi, fondateur de Maroc Diplomatique et ancien directeur de la rédaction «Le Matin», a témoigné sa tristesse à travers sa plume connue par bien des lettrés. «J’écris le cœur brisé. Pierrette M’jid était pour moi cet alter ego de Si Mohamed son mari, mon parangon de vertu. Je les ai connus tous les deux en 1974, avec Ali Bouhadar et Seddik, l’un des tout premiers reporters-photographes. La maison de Pierrette était la mienne, j’y allais régulièrement…». L’émotion est réelle. La tristesse aussi.

Pierrette M’jid a été inhumée hier après la prière d’Al Asr au cimetière Errahma à Casablanca; laissant derrière elle son fils Soufiane, inconsolable. Pierrette, quant à elle, est allée rejoindre son mari et son fils Karim. Ses actes de générosité justifient largement la tristesse de son entourage proche et lointain. Repose en paix Pierrette M’jid. «Nous sommes à Dieu et à Lui nous retournons».

» Source de l'article: aujourdhui

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