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Retraite, cap sur la deuxième phase de la réforme

31.10.2018 - 15:02

Aujourd’hui Le Maroc lance le débat sur un chantier qui préoccupe l’ensemble des acteurs

Le DG de la CMR n’a pas manqué de rappeler le poids de l’ardoise du passé sur l’équilibre de la Caisse. Il a cependant insisté sur les progrès effectués par le régime des pensions civiles depuis la mise en oeuvre de la réforme paramétrique.

La réforme de la retraite entamée depuis une quinzaine d’années fut au centre d’un petit-déjeuner-débat sur «la réforme des retraites, où en est le chantier ouvert depuis 2003» organisé par le quotidien «Aujourd’hui Le Maroc». La portée de la réforme paramétrique de 2016 mais également les avancées réalisées et les défis à venir ont ainsi été décortiqués par une pléiade de hauts responsables.

En effet, l’événement a été marque par la participation de Mohamed Ali Bensouda, directeur du Pôle prévoyance de la CDG (Caisse de dépôt et de gestion) en charge de la gestion de la Caisse nationale de retraites et d’assurances (CNRA) et du Régime collectif d’allocations de retraite (RCAR), Lotfi Boujendar, directeur général de la Caisse marocaine des retraites (CMR), Said Ahmidouch, directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), et Khalid Cheddadi, directeur général de la Caisse interprofessionnelle marocaine de retraite (CIMR). Dans une introduction à la rencontre, le directeur de la publication et de la rédaction du journal, Saad Benmansour, a indiqué que la situation de certaines caisses est préoccupante. Selon lui, des avancées ont été accomplies mais il y a lieu, cependant, de discuter et de réfléchir sur les mesures à prendre en vue de corriger la situation actuelle.

Pour rappel, une première réforme initiée en 2016 a permis de modifier plusieurs paramètres concernant le régime des pensions civiles au sein de la CMR. Il faut préciser que ladite réforme a porté uniquement sur le régime des pension de la Caisse marocaine des retraites, ce qui a permis de gagner une dizaine d’années supplémentaires avant l’épuisement des réserves. Pour M. Boujendar, il est temps aujourd’hui d’amorcer la deuxième étape de la réforme. Le DG de la CMR n’a pas manqué au cours de son intervention de rappeler le poids de l’ardoise du passé sur l’équilibre de la Caisse. Il a cependant insisté sur les progrès effectués par le régime des pensions civiles depuis la mise en oeuvre de la réforme paramétrique. De son côté, le directeur du Pôle prévoyance à la CDG  en charge de la gestion de la CNRA et du RCAR, a souligné que grâce à cette réforme, des éléments structurants ont été menés et ont apporté une certaine visibilité. M. Bensouda a dit que la CDG a participé à apporter davantage de visibilité grâce au RCAR qui a piloté l’intégration de 22 caisses internes d’établissements publics regroupant 90 mille adhérents. L’enjeu majeur est l’élargissement de la couverture qui tourne autour de 30 à 33% de Marocains disposant de retraites.

Le moment est selon lui venu pour tracer une feuille de route, une vision et l’inscrire dans la durée et ce, afin qu’elle constitue une réponse utile aux citoyens qui créent de la valeur ajoutée pour pouvoir bénéficier de la retraite. Pour sa part, le directeur général de la CNSS a annoncé que les différentes composantes du conseil d’administration de la CNSS vont entamer dans le courant de 2019 l’étude des scénarios élaborés par la Caisse afin d’atteindre la même année un compromis pour les modalités de réforme. Le responsable a également évoqué le travail qui reste à faire pour intégrer l’ensemble de la population rappelant qu’une seule moitié est aujourd’hui couverte alors que l’autre ne bénéficie d’aucun système de retraite. De son côté, le DG de la Caisse interprofessionnelle marocaine de retraite, Khalid Cheddadi, a insisté sur l’importance de la phase qui a suivi la création de la Commission nationale pour la réforme du système de retraite.

Pour lui, les différents intervenants prennent depuis conscience de la situation des différentes caisses de retraites à travers la réalisation quasi annuelle du bilan actuariel, fait plutôt rare avant les années 2000. Le patron de la CIMR a par ailleurs mis l’accent sur le problème de la gouvernance et surtout le processus de prise de décision. Car il estime que si un consensus existe sur l’équilibre des caisses de retraites, les divergences entre les différents intervenants peuvent retarder le processus de prise de décisions. Dans un autre registre, le numéro un de la CIMR a évoqué l’apport de la loi 64-12 portant création de l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS), appelant à son élargissement pour toucher l’ensemble des caisses.

» Source de l'article: aujourdhui

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