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Quart de finale aller de la Coupe arabe Mohammed VI des clubs champions

10.01.2020 - 18:56
Le Raja perd en moyenne 40 ballons par match dans la zone intermédiaire, là où il faut surtout en gagner. Résultat : Huit tirs subis par match, dont 30% sont cadrés.

Sur son petit nuage après la spectaculaire qualification pour les quarts de finale de la Coupe arabe des clubs champions acquise face à son rival honni, lors d’un derby qui restera à jamais gravé dans les mémoires, le Raja de Casablanca n’a eu de cesse, depuis, d’en descendre et d’y remonter, au gré de résultats en dents de scie, notamment en championnat. A contrario, qu’il y ait victoire ou pas, les hommes du duo Sellami-Sefri, ont fait preuve d’une constante : pas moins de huit tirs subis par match, dont 30% sont cadrés. S’ils n’ont pas été mis en danger sur chaque tentative adverse, il n’en reste pas moins que cette statistique révèle une certaine fébrilité défensive qui risque tôt ou tard de les rattraper, comme cela a été le cas lundi dernier lors de la défaite (0-2) face au Fath Union de Rabat.
Ainsi donc, au moment de fouler la pelouse du stade Moustapha Tchaker ce samedi (20h), pour y affronter le Mouloudia Club d’Alger, qui reste sur deux succès probants, après avoir vécu un mois de novembre chaotique et un changement d’homme à la barre technique, le collectif des Verts devra garder dans un coin de sa tête la déliquescence et l’éclatement de son bloc défensif, lundi, quand le FUS l’a puni de ses errements et du manque d’implication de ses attaquants, mais dans l’autre sens. Celui que beaucoup de joueurs offensifs détestent. Car c’est là que le bât blesse. En plus d’avoir la mauvaise habitude de perdre le ballon là où il faut surtout en gagner, les Verts ne brillent pas par leur repli défensif. Loin de là. Le tout est saupoudré d’un déficit d’intensité en termes de récupération du ballon, ainsi que quelques attitudes désinvoltes.
Les émissaires du club algérois ont sans aucun doute identifié ces faiblesses de plus en plus difficiles à dissimuler depuis la blessure de Badr Banoun, qui a repris ces derniers jours la course sans pour autant postuler au match de ce soir, et surtout le turn-over opéré en cette période où les rencontres s’enchaînent à un rythme infernal. Des faiblesses dues en l’occurrence à des pertes de balle dans des zones sensibles.
Plus en détail, le RCA perd en moyenne 40 ballons par match dans la zone intermédiaire, celle qui se situe au niveau du rond-central. Et comme dans le 4-2-3-1 déployé par Sellami en phase offensive, qui sera d’ailleurs privé d’Ahaddad, les latéraux sont placés très haut, quasiment à chacune de ces pertes de balle, le back-four du Raja se trouve exposé et le bloc équipe en déséquilibre, d’autant plus que le repli des attaquants n’est pas un modèle du genre.
Quand bien même ces derniers font le «TAF», ils ont la fâcheuse tendance de manquer d’agressivité et se retrouvent à nager entre deux eaux, trop loin pour récupérer le ballon et inattentifs pour couper les lignes de passes. Pour preuve, le Raja récupère moins de ballons dans le second tiers du terrain que dans ses 30 derniers mètres. Un véritable camouflet pour une équipe qui a érigé la récupération rapide et haute du ballon comme maître mot. Ce dont on peut être sûr, c’est que devant son public, le Mouloudia appuiera là où ça fait le plus mal. Au onze rajaoui de relever le défi, de gommer ses faiblesses et de combler les lacunes défensives pour que l’exploit face au WAC ne soit pas qu’une parenthèse enchantée.

» Source de l'article: liberation

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