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Sport

Six règles testées avec succès pour plus de sécurité

16.03.2020 - 11:49
Le plaquage et sa dangerosité ont été au centre des débats qui ont animé le symposium sur la santé organisé cette semaine à Paris par World Rugby. Pendant trois jours, dans une salle de conférence au pied de la tour Eiffel, plusieurs spécialistes du rugby ont débattu des règles mises à l’essai depuis au moins deux ans, dont nous vous livrons un résumé, et qui ont donné satisfaction contrairement à l’absence de joueurs en activité lors de cet aparté.

Diminuer le nombre
de commotions

Le plaquage haut à l’origine de plusieurs commotions cérébrales dans le monde de l’ovalie est le premier visé par les nouvelles règles étudiées par World Rugby. A commencer par celle des avertissements pour placage haut. Il est dit que les plaquages où le plaqueur ne se baisse pas et entre en contact avec la tête ou l’épaule du porteur du ballon, sont sanctionnés par un avertissement donné par le commissaire à la citation. Dans le cas où cette règle est adoptée, deux avertissements vaudront désormais un match de suspension. Cette règle, qui a pour finalité de pousser les joueurs à travailler leur technique de plaquage, délaissée ces dernières années, a été testée avec succès pendant deux ans lors des championnats du monde des moins de 20 ans (où les joueurs écopaient d’un match de suspension pour trois avertissements), ainsi qu’en France (Top 14 et Pro D2) et dans l’hémisphère sud (Super Rugby).
Toujours dans le même sillage, la règle concernant l’abaissement de la ligne de plaquage à la taille, qui rappelons-le est de nos jours autorisé jusqu’à hauteur d’épaule, va changer elle aussi. Puisque les plaquages ne doivent plus se faire au-dessus de la ceinture. Le but de cette modification qui a été mise à l’essai en France (Fédérale 2 et en dessous), aux Fidji et en Géorgie est de de réduire le nombre de commotions en obligeant les joueurs à se baisser.  

Plus d’espace pour plus de vitesse
et donc moins d’affrontement

Augmenter le rythme des rencontres et passer d’un rugby d’affrontement à un rugby d’évitement passe forcément par la création d’espace. C’est la raison de l’introduction de la règle du coup de pied 50-22. L’équipe qui trouve une touche indirecte depuis son camp dans les 22 mètres adverses ou depuis ses propres 22m dans la moitié adverse, récupère le lancer en touche. Ainsi, l’objectif est de créer des espaces en obligeant des joueurs à rester en arrière pour empêcher les ballons de sortir en touche. Cette règle a pour l’instant été testée uniquement dans les championnats des jeunes australien et fidjien, mais elle aura certainement un bel avenir. Tout comme l’introduction d’une limite du nombre d’infractions (coups francs et pénalités) par équipe. Une fois la limite atteinte, le dernier joueur à avoir commis une faute recevra automatiquement un carton jaune pour l’ensemble de l’œuvre de ses coéquipiers. Si cela parait quelque peu injuste, le but derrière cette manœuvre testée en Australie est noble puisqu’elle encourage à commettre moins de fautes et résultera sur l’augmentation du temps de jeu effectif.  
Enfin, il y a la règle du renvoi accordé à la défense. Elle aussi essayée dans le championnat australien, elle permet de récompenser une défense efficace et d’accélérer le jeu. Et pour cause, quand l’attaquant qui pénètre dans l’en-but est empêché d’aplatir, un renvoi en drop sur la ligne d’en-but est accordé à l’équipe qui défend. Sans oublier évidemment la règle selon laquelle il est possible de transformer un carton jaune en carton rouge. Par exemple, en cours de match, lors des dix minutes de sortie d’un joueur pour jeu dangereux, l’arbitre-vidéo, en revisionnant les images, peut décider de changer la couleur du carton et donc d’exclure le joueur définitivement.

» Source de l'article: liberation

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