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Le Raja met la pression sur le WAC

05.08.2020 - 13:04
 De retour sur le banc après sa suspension, le coach du Raja, Jamal Sellami, a pu constater les progrès réalisés par ses protégés depuis la reprise du championnat. Certes, Moutouali et ses coéquipiers n’ont pas encore atteint des sommets en termes d’intensité, mais il y a du mieux. Indéniablement. Plus important encore, le Raja continue de grignoter l’écart qui le sépare du leader de la Botola Pro, son rival de toujours, le Wydad de Casablanca. Ce matin, le RCA est deuxième, à deux points du WAC (37pts) en comptant un match en moins, à la faveur d’une seconde victoire en moins d’une semaine acquise face au Youssoufia de Berrechid, dimanche sur la pelouse du Complexe Mohammed V. 
Après quelques tentatives de loin certainement pour se dégourdir un peu les jambes, les Verts ont profité de leur maîtrise et leur supériorité technique dans l’entrejeu pour imposer un rythme infernal doublé d’un pressing haut. Pourtant, il a fallu attendre un contre au crépuscule du premier acte pour voir la première action dangereuse du Raja. Mais le tir en bout de course de Bekkari a fui le cadre du gardien du Youssoufia. Ce n’était que partie remise, puisque dès le retour des vestiaires, les Verts, déchaînés, ont profité d’une mauvaise relance dans l’axe de la défense de Berrechid, asphyxiée par le pressing, pour permettre à Hafidi de tromper un portier adverse à la main molle, d’une frappe à l’entrée de la surface de réparation. Dix minutes plus tard, Ahaddad aurait pu doubler la mise et inscrire son troisième but en deux matchs, mais son tir à cinq mètres du but adverse fut étonnement imprécis. 
Dépassé par la vivacité et la verticalité du jeu rajaoui, le Youssoufia de Berrechid n’a fait que subir tout au long de la rencontre. Sans réaction, les hommes d’Azmani ont souffert le martyre. Ce dernier a concédé que « le premier but nous avait coupé l’herbe sous les pieds ». On peut le comprendre, mais quand il dit que la rencontre était équilibrée, on se demande si on a vu le même match. Pour sa part, Jamal Sellami s’est surtout montré soulagé que son groupe soit sorti indemne de cette rencontre. Comprendre sans aucune blessure à déplorer. Mais ses commentaires sur la rencontre ont été plus discrets. Ce qui est somme toute normal. On ne peut pas dire que le CAYB a mal ou bien joué, a donné du fil à retordre au Raja ou pas, car tout simplement, le CAYB n’a pas joué. Le club qui nous avait enchantés la saison de sa promotion dans l’élite par un jeu de toute beauté n’est plus que l’ombre de lui-même. Il a subi sans réagir jusqu’au doublé d’Ahaddad (71’) qui a mis un terme à un suspens fantomatique, sur un centre parfait de Moutouali, encore lui. 
L’ailier porte à bout de bras son équipe depuis la reprise en enchaînant les offrandes principalement à destination d’Ahaddad qui ne se fait pas prier pour les concrétiser. Et avec des adversaires aussi mous et apathiques, le scénario risque de se répéter. Pour s’en assurer, rendez-vous mercredi lors du déplacement du Raja à Tétouan.  
» Source de l'article: liberation

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