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Le verdict de la fameuse affaire WAC-Espérance ajourné au 18 courant

07.09.2020 - 20:16
Prévu initialement pour aujourd’hui, le verdict concernant la fameuse finale de la Ligue des champions africaine, édition 2019, devrait être rendu par le Tribunal arbitral du sport le 18 courant. Et la question qui taraude tous les esprits est : est-ce que ce feuilleton navet qui n’a que trop duré va-t-il connaître son dernier épisode ? Il se laisse entendre que le TAS a examiné l’appel du Wydad et pris acte des versions de l’adversaire, l’Espérance de Tunis, ainsi que des autres parties à commencer par le président de la CAF, Ahmad Ahmad. Celui-ci, dans sa version des faits, aurait raconté dans les détails ce qui est passé la nuit du 31 mai au stade de Radès. Son témoignage a été recueilli à distance à cause de la pandémie du coronavirus et il aurait apporté des éléments révélant qu’il était pressé par les dirigeants de l’Espérance de pousser l’arbitre du match, le célébrissime Gassama, à annoncer la fin des débats et déclarer l’équipe tunisoise lauréate de cette C1 2019. Faute d’annonce officielle, c’est l’officieux qui reste de mise et la décision d’arrêter la partie serait expliquée par lesdits dirigeants par des contraintes sécuritaires à même d’avancer qu’ils seraient incapables de garantir la suite des choses si cet ultime acte aurait tourné autrement. Une finale de Ligue des champions qui fait tache, affectant sans aucun doute l’image de l’instance gérante du football africain et devant rester en travers de la gorge de tous les Wydadis privés d’un titre qui aurait pu leur revenir de droit si la mascarade de Radès n’avait pas eu lieu. Rappel des faits : La finale retour a été des plus rocambolesques marquée par un arbitrage maison du Gambien Bakary Gassama, auquel s’est ajouté un VAR défaillant ou absent. Mené au score, le WAC était parvenu à remettre les pendules à l’heure sur une réalisation de Walid El Karti, refusée pour un hors-jeu inexistant. Le WAC avait demandé le recours à la vidéo et c’est là où la supercherie a éclaté au grand jour, même si la rencontre était disputée en nocturne, avec cette histoire de pièce manquante du VAR qui devait arriver au stade de Radès en plein match. Il y a lieu aussi de rappeler que même lors de la finale aller qui est déroulée quelques jours auparavant au Complexe Moulay Abdellah à Rabat, le WAC avait été victime d’erreurs d’arbitrage du referee égyptien Abougricha qui l’avait privé d’une victoire (1-1 en fin de partie) qui aurait pu lui permettre d’aborder la seconde manche dans de bonnes dispositions. Ce qui est sûr, c’est qu’il ne faudrait surtout pas s’attendre à un retournement de la situation. Néanmoins, le WAC, en sa qualité de grosse écurie du football continental, ne s’est pas laissé faire, allant jusqu’au bout dans cette affaire. L’histoire retiendra que c’est la persévérance du Wydad qui a été derrière la révision de la formule du déroulement de la Ligue des champions et de la Coupe de la Confédération, deux épreuves interclubs dont les finales devront désormais se tenir sur terrain neutre et non plus en aller et retour. Et à propos des ultimes rounds des C1 et C2, édition 2020, l’histoire retiendra aussi la présence remarquée de quatre clubs du terroir. Le WAC et le Raja en Ligue des champions qui défieront respectivement au dernier carré les formations égyptiennes d’Al Ahly et du Zamalek, tandis qu’en Coupe de la Confédération, l’on aura droit à une demi-finale cent pour cent marocaine entre la Renaissance de Berkane et le Hassania d’Agadir. La deuxième opposition sera une affaire entre l’équipe guinéenne de Horoya Conakry et son homologue égyptienne de Pyramids. 
» Source de l'article: liberation

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