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Sport

Khalid Tunni, un Marocain sportif de l’extrême

02.03.2016 - 18:55
Il s’appelle Khalid Tunni. Il a 21 ans. C’est un féru des sports extrêmes et un grand défenseur de l’entraînement en plein air. Il a choisi de transformer les rues et les toits d’immeubles de Rabat en salle de gym. Un pari tellement bien réussi, que le jeune homme a suscité un intérêt particulier de la presse étrangère. Que ce soit l’agence britannique Caters, les quotidiens «DailyMail» ou «DailyStar» au Royaume-Uni, «El Comercio» au Pérou, ou encore «Primera Hora» à Porto Rico, la presse étrangère met en avant ce jeune Marocain qui exploite pleinement la «gratuité» de sa salle de gym en plein air. « Les rues sont ma salle de gym, car tout ce qu’il faut y est», a-t-il déclaré à la presse britannique. «Que je fasse le poirier au-dessus d’un bâtiment ou tout simplement quelques tractions sur une barre, tout est librement accessible», explique le jeune homme. Les acrobaties de Khalid Tunni ont également charmé l’agence de presse officielle chinoise «Xinhua» qui a récemment réalisé un reportage photo pour ce sportif de l’extrême. Les clichés en question, plutôt impressionnants, montrent le jeune Marocain en plein entraînement dans des endroits incongrus de Rabat: un parc, un toit d’immeuble et une plage. C’est dans Tweet que ladite agence a publié ces photos accompagnées du commentaire «Pas besoin d’aller à la salle de sport pour construire ses muscles. Un Marocain utilise les toits et les rues de Rabat pour avoir un corps musclé».
Si sa technicité, son agilité et sa force de caractère font l’unanimité, le jeune homme est néanmoins conscient de la dangerosité des exercices qu’il effectue. «Cela peut ressembler à une vie dangereuse pour la plupart des gens, mais pour moi, ce sont juste des jeux qui m’aident à garder mon cerveau actif. Mais je prends toujours les précautions qui s’imposent», explique Khalid à la presse étrangère. «Je choisis des endroits les plus sûrs et les plus confortables, car je pourrais mourir si je faisais un faux mouvement», ajoute-t-il, soulignant qu’il évolue graduellement dans la difficulté des exercices et que le nombre d’heures d’entraînement qu’il suit quotidiennement lui permet de s’en sortir. En effet, Khalid Tunni s’entraîne huit heures par jour, à raison de quatre le matin et quatre le soir.
Notons enfin que le Street Workout est né aux Etats-Unis et se situe à mi-chemin entre la gymnastique suédoise et la musculation. Aussi appelée Calisthenics, cette pratique, qui ne cesse de gagner en popularité depuis le début des années 2000, implique des mouvements de résistance utilisant le poids de son corps, et peut se pratiquer n’importe où et n’importe quand, nécessitant peu ou pas de matériel. Cette musculation des rues peut s’apparenter à du fitness au regard de certains, mais il ne faut pas s’y méprendre: elle favorise considérablement la prise et le renforcement musculaire grâce à une meilleure connaissance et maîtrise du corps.
» Source de l'article: liberation

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