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Des défis cruciaux attendent le gouvernement

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La rentrée politique s’annonce cruciale pour l’Exécutif, qui entame sa troisième année de mandat en faisant face à une série de défis majeurs, notamment la hausse des prix, le stress hydrique et les réformes sociales, entre autres. Cette année, dans ce contexte économique difficile, la performance du gouvernement pourrait revêtir une importance critique.

En 2024, le gouvernement s’engage résolument à continuer sa stratégie de renforcement des mesures destinées à atténuer les conséquences des fluctuations économiques conjoncturelles. Dans cette optique, il s’attache également à consolider les fondements de l’État social, tout en mettant en œuvre des réformes structurelles essentielles pour le développement à long terme.

En effet, le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a récemment affirmé l’importance de cette démarche, mettant en avant la nécessité de promouvoir la résilience des finances publiques et de maintenir la stabilité économique tout en répondant aux besoins de la société.

Toutefois, il semble que la coalition gouvernementale tripartite composée du RNI, du PAM et du PI, « ne font pas l’objet d’une vision unifiée et cohérente » quant aux grandes questions liées aux préoccupations fondamentales des citoyens, en particulier au niveau des collectivités locales, a expliqué l’analyste politique Mohamed Yahya.

En ce sens, le politologue a fait savoir, dans une déclaration à Hespress, que la majorité n’est « pas homogène au niveau national, et il est évident que des divergences apparaîtront entre ses composantes à l’avenir, alors que nous nous approchons de la moitié du mandat pour les collectivités et que nous commençons à préparer l’avenir« .

Il a spécifié que les partis de la coalition maintiendront leur alignement sur des enjeux majeurs, tels que la gestion de la rareté de l’eau et la promotion de projets de développement à l’échelle régionale et locale, soulignant qu’il n’existe pas de désaccords majeurs entre ces partis à cet égard.

De plus, Yahya a précisé que « ce type d’accord entre les partis de la majorité reste fragile et varie d’un endroit à l’autre« , ajoutant que « l’accord peut être atteint sur certaines questions, tandis que les désaccords peuvent émerger au fur et à mesure que la fin du mandat approche« .

L’analyste politique poursuit: « l’absence d’une opposition forte au niveau des conseils régionaux et locaux peut rendre les alliances vulnérables, et les désaccords surgiront à l’avenir entre les composantes de la majorité en raison de la rivalité et de la compétition pour les postes entre le Rassemblement national des indépendants (RNI), l’Authenticité et la Modernité (PAM) ainsi que l’Independence Party (PI)« .

Notre interlocuteur a mis en exergue la présence de problématiques substantielles qui demeurent en suspens, tandis que les divergences de perspectives entre les différents partis persistent.

Il a particulièrement soulevé les difficultés auxquelles le Parti de l’Indépendance est confronté en ce qui concerne le Congrès national, ainsi que les tensions palpables au sein du Parti Authenticité et Modernité, résultant de sa gestion des affaires au niveau des régions et des collectivités locales.

Yahya a ainsi souligné que ces dynamiques internes au sein des partis au pouvoir pourraient potentiellement exercer une influence significative à moyen terme sur la stabilité de cette coalition tripartite.

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