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La CDT revendique le redémarrage de la Samir un fleuron à l’abandon

L’arrêt en 2015 et la mise en liquidation judiciaire qui dure depuis 2016 de la raffinerie la Samir, a vivement contribué à l’activité de cabotage à l’international d’hydrocarbures raffinés (essence, gasoil, kérosène, fuel). Faute d’acheteurs et de nationalisation, le site est pour ainsi dire, à l’abandon et est en train de périr petit-à-petit dans l’attente de la décision du Centre international de règlement des différends relatifs à l’investissement (CIRDI).

Malgré les assurances gouvernementales que la Samir n’est pas du tout abandonnée, force est de constater qu’il y a péril en la demeure. Dans ce contexte et au moment où les prix des carburants sont à leur paroxysme, si l’on peut dire ainsi, sur fonds du renchérissement du pétrole sur le marché mondial, des voix s’élèvent pour que redémarre cette raffinerie dont nous sommes si fiers.

C’est d’ailleurs dans ce sens que la Confédération Démocratique du Travail CDT a appelé le gouvernement à rouvrir la Samir, la seule raffinerie du pétrole du Maroc, qui, selon le syndicat, réduirait les dépenses liées aux prix internationaux du pétrole raffiné.

Réduire les dépenses et même générer des profits grâce aux processus de raffinage du pétrole qui ont considérablement augmenté, passant de 5 dollars le baril à environ 20 dollars, dans un contexte marqué par le conflit ukrainien et ses répercussions sur l’économie mondiale.

La CDT généralement méticuleuse quant aux petits calculs, a indiqué que la  restauration et autres réparations nécessaires à la réouverture de Samir, nécessiteraient un délai raisonnable de huit mois et un budget de moins de deux milliards de dirhams.

La Samir pourrait alors, réaliser un bénéfice annuel brut de 10 milliards de dirhams et un bénéfice net de 5 milliards de dirhams, avec récupération du montant du forfait en 4 ans et couvrant les dépenses de remise en état dès la première année d’exploitation.

La Samir est à l’arrêt depuis huit ans en raison de l’accumulation de ses dettes sous la houlette de son ancien propriétaire, l’homme d’affaires saoudo-éthiopien Mohammed Hussein Ali Al-Amoudi. Le gouvernement estimait, à l’époque, la dette totale de la Samir, autour de 44 milliards de dirhams. Les comptes bancaires et biens de l’homme d’affaires ont certes été gelés et saisis après la fermeture de la raffinerie et ce dans le cadre de la poursuite des réclamations fiscales mais, ce n’était qu’une goutte d’eau dans l’océan.

En attendant, c’est un patrimoine qui se meurt et de l’argent qui se perd par ces temps peu tendres à notre économie. Il est comme qui dirait que l’Exécutif se plait dans une tergiversation de ni-ni, autrement dit ni nationaliser la raffinerie, ni exploiter ses capacités de stockage qui se chiffrent actuellement à un peu plus d’une vingtaine de jours.

Nice to know le litige entre le Maroc et le groupe Coral, principal actionnaire de la société a saisi le CIRDI contre le gouvernement marocain pour revendiquer des dédommagements liés à la cessation de l’activité de la Samir devrait bientôt voir le bout du tunnel. En attendant ce sont les plus des six cents salariés de la Raffinerie qui en payent les frais.

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