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La monarchie : un gage de sérénité [Par Jamal Berraoui]

Le plus grand point fort du Maroc est à rechercher dans son édification institutionnelle. La monarchie exécutive est un vocable qui ne restitue pas le rôle plein de cette institution. Le Roi est l’incarnation de la nation. Il est à la fois dépositaire de l’histoire et du devenir de celle-ci.

En tant que telle, cette dimension l’élève au-dessus des contingences et le met en situation de maintenir le cap au-delà des bourrasques, de sentir les tournants historiques, parce que le Roi du Maroc justement, ne se place qu’à l’échelle de l’histoire en étant l’incarnation d’une nation qui en est pétrie, selon la formule du Maréchal Lyautey.

Cette dimension est la seule, à même d’éclairer la sérénité marocaine. Le projet de la généralisation de la couverture médicale est maintenu, exécuté selon son agenda premier, les investissements publics n’ont connu aucun retard, les situations d’urgence qui se multiplient, reçoivent les réponses idoines, sans impacter aucune réforme structurelle, alors que le tableau de bord n’est pas au vert fixe.

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Partout ailleurs, les politiques publiques ne brillent pas par leur constance et donnent l’impression que les exécutifs parent au plus pressé et suivent plus les sondages d’opinion que toute perspective socio-économique sérieusement établie.

Cette sérénité permet au Maroc d’enjamber les difficultés actuelles, relatives à une conjoncture où inflation et problèmes d’approvisionnement font planer des risques de récession sur l’économie mondiale. Ce n’est pas un mince acquis que d’avoir un cap et d’être certain d’avoir les institutions capables d’y parvenir.

Le peuple marocain, en commémorant la Fête du Trône renouvelle son lien indéfectible avec la monarchie. Mais il exhibe aussi sa fierté que cette institution, produit de son histoire, soit à ce point indissociable de son avenir. Ce lien est le seul apte à expliquer qu’en toute circonstance, le Maroc ne cède jamais à la tentation de sacrifier une partie de ce qu’il est pour répondre à l’éphémère, car ce peuple fier s’inscrit dans l’éternité et ne tutoie que l’histoire.

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La dimension sentimentale existe et elle est très forte. La symbiose est un faible mot pour décrire ce qui lie la nation à celui qui l’incarne et à sa famille. Mais elle est transcendée par la croyance que la monarchie est là pour protéger, guider, réconforter, mobiliser.

Le sentiment diffus est que parce que cette institution est au centre de toutes les autres, le Maroc n’a rien à craindre. Ce sentiment à lui seul est une force unique dans le concert des nations. La Fête du Trône, même célébrée sans faste à cause du covid, est le moment où ce lien s’affiche avec la fierté qu’impose l’histoire avec un grand H.      


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