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Le comité exécutif critique l’organisation et exige des excuses officielles de l’Algérie

Le comité exécutif des Jeux méditerranéens (CIJM) a vertement critiqué l’organisation de cette compétition par l’Algérie? Dans une lettre de protestation adressée au président-commissaire du Comité d’organisation des Jeux méditerranéens Oran 2022, le CIJM exige des excuses officielles de l’Algérie.

Depuis le début de ces Jeux méditerranéens d’Oran, les scandales ont retenti dans plusieurs pays qui ont dénoncé une organisation « indigne » de ces jeux. Dès leur accueil, les délégations n’ont retrouvé aucun chargé de communication ou de presse pour les orienter et s’assurer que leur séjour se passe bien.

Plusieurs délégations européennes du pourtour médit aranéen ont quitté l’Algérie en voyant les conditions dans lesquelles ils devaient jouer. En effet, dans certaines disciplines, les athlètes n’avaient pas à disposition de lieux ou salles d’entrainements, situées à 40 km pour certains cas.

Cela a été relevé dans la lettre qui mentionné « l’absence de la moindre installation sportive au niveau du village olympique », lesquelles installations sont indispensables pour l’entrainement des athlètes sans perdre plusieurs heures dans le transport inconfortable et dans les embouteillages pour arriver aux stades.

En outre, les délégations présentes ont également critiqué la qualité de la nourriture servie et ont donc demandé à ce que leur pays leur fasse parvenir de la nourriture jusqu’en Algérie.

Dans sa lettre, adressée à Aziz Derouaz, Président et Commissaire des JM d’Oran, le secrétaire général, Iakovos Filippousis, le ton est critique et ironique. Il souligne des « efforts » uniquement sur le papier, dans le scénario du déroulé des Jeux, qui ne se sont pas traduits dans les faits.

« Au nom du Président, du Comité Exécutif et de toute la famille méditerranéenne, je tiens à exprimer notre satisfaction relative quant à l’effort fourni dans le scénario et la présentation de la cérémonie d’ouverture des 19° Jeux Méditerranéens, rythmée par des coupures de son et une chorégraphie approximative », a-t-il déclaré dés le début de la lettre.

L’impression générale au niveau international fait référence à un spectacle qui a voulu donner du prestige à l’Algérie, mettre en valeur son image internationale, valoriser le niveau des organisateurs et des participants et faire de l’Algérie un pays moderne, a-t-il ajouté. « Mais cette cérémonie n’était que la face d’une communication vers l’extérieur », a-t-il poursuivi.

Les Jeux Méditerranéens « n’ont pas été bien mis en valeur et certains pays ont été escamotés de la carte du bassin méditerranéen », a déploré le  le secrétaire général, qui met en avant « les insuffisances organisationnelles importantes et fondamentales, qui ont créé des impressions extrêmement négatives chez les membres de la famille méditerranéenne et ont provoqué de vives réactions ».

Iakovos Filippousis cite ainsi le plan de transport, qui « a été un échec total« , en expliquant qu’il a empêché une soixantaine de personnes du comité exécutif du CIJM, des présidents et secrétaires généraux des comités olympiques et des Fédérations Internationales, ainsi que d’autres invités de marque de la famille méditerranéenne d’arriver au stade à temps.

« Ils n’ont pu y trouver refuge qu’après de nombreuses heures, après avoir été gravement menacés dans leur sécurité devant les portes d’entrée, et sans pour autant avoir pu assister à la cérémonie« , a ajouté le même responsable, précisant que ces personnes devaient avoir une voie d’entrée préférentielle et qu’il s’agissait de femmes, enfants, personnes âgées et personnes vulnérables.

« Il s’agit d’un épisode inacceptable et sans précédent, qui offense ouvertement le CIJM et la famille sportive méditerranéenne », indique-t-il, soulignant « l’incapacité de subvenir aux besoins basiques de ses membres en termes d’assistance médicale, d’approvisionnement en eau potable, de qualité de la nourriture et de débit de l’eau dans les robinets ».

Et de mentionner le refoulement inacceptable de plusieurs membres de la presse internationale pourtant accrédités par le COJM, en référence au traitement subi par les journalistes marocains qui ont été séquestrés à l’aéroport pendant 30 heures, et ont été empêchés d’accéder au territoire algérien.

Pour Iakovos Filippousis, ces JM d’Oran, ont été une expérience « extrêmement négative et pour certains, mêmes traumatisantes » et en ce sens, le Comité exécutif des JM estime comme une « obligation minimale’ de la part du Comité d’organisation algérien de  » s’excuser formellement et dans le plus bref délai auprès de tous ceux qui ont le plus souffert ».

« Nous sollicitons votre engagement à ce que toutes les insuffisances soient prises en charge immédiatement, afin que le COJMO (Comité d’organisation algérien, ndlr) puisse au moins respecter ses obligations contractuelles découlant du contrat de la ville hôte et, surtout, honorer la mission statutaire des Jeux Méditerranéens », a-t-il conclu sa missive au ton grave.

Même avant le lancement officiel des JM d’Oran 2022, les irrégularités organisationnelles étaient palpables, notamment le plagiat de l’affiche officielle, de la musique utilisée, mais aussi l’absence d’interprète pour accompagner les délégations étrangères venues assister au tirage au sort, qui donnaient un aperçu évident du déroulé.

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