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Le gaz toujours à des niveaux extrêmes, le Brent frôle les 100 dollars

Vers 15 h 30 GMT, le contrat à terme du TTF néerlandais, référence du marché européen du gaz naturel, s’échangeait à 269,995 euros le mégawattheure (MWh), en légère baisse de 2,44 %.

La veille, le TTF avait culminé à 295 euros le MWh. Son homologue britannique s’est également envolé, atteignant lundi 567,98 pence par thermie, une unité de quantité de chaleur.

De tels prix n’avaient plus été observés depuis mars, lorsque les gaz naturels européen et britannique avaient été propulsés jusqu’à leurs plus hauts historiques. L’inflation au Royaume-Uni pourrait d’ailleurs atteindre 18,6 % début 2023 en raison de la flambée attendue des factures d’énergie, alimentée par les prix extrêmes du gaz, selon une étude de la banque américaine Citi.

“Le gaz naturel est une arme bien plus efficace dans les mains des politiciens russes que la kalachnikov dans les mains de leurs soldats”

Tamas Varga, analyste chez PVM Energy

Aux États-Unis, le gaz poursuivait sa flambée mardi avec un pic à 10,028 dollars par million de British thermal unit (BTU, une unité de mesure anglo-saxonne), un nouveau record depuis 14 ans. “Le gaz naturel est une arme bien plus efficace dans les mains des politiciens russes que la kalachnikov dans les mains de leurs soldats”, commente Tamas Varga, analyste chez PVM Energy.

Les cours du gaz ont en effet été propulsés par le géant russe Gazprom, qui a annoncé la semaine dernière que ses livraisons de gaz russe à l’Europe par le gazoduc Nord Stream 1 seraient interrompues pendant trois jours, du 31 août au 2 septembre, pour des raisons de “maintenance”.

Rehausse des prix du baril

Le baril de Brent de la mer du Nord, référence du brut en Europe, pour livraison en octobre, montait de 2,75 % à 99,13 dollars, peu après voir frôlé les 100 dollars.

Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain pour livraison le même mois, dont c’est le premier jour d’utilisation comme contrat de référence, prenait quant à lui 3,21 %, à 93,26 dollars.

Lundi, le ministre saoudien de l’Énergie, Abdelaziz ben Salmane, a affirmé que l’OPEP+ (Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés) avait les moyens notamment de “réduire à tout moment sa production” pour faire face aux défis d’un marché pétrolier “tombé dans un cercle vicieux de faible liquidité et de volatilité extrême”.

“La volatilité et la faible liquidité envoient des signaux erronés aux marchés à un moment où l’on a besoin le plus de clarté”, a dit le ministre saoudien qui s’exprimait dans un entretien avec l’agence Bloomberg.

“Il est assez stupéfiant que le plus important membre de l’OPEP+ envisage de réduire la production pour contrer la chute des prix”, commente Craig Erlam, analyste chez Oanda.

Mais selon des sources indirectes de l’OPEP+ citées par l’agence Reuters mardi, une réduction de production de l’alliance ne serait pas imminente et coïnciderait avec le retour du pétrole iranien sur le marché si Téhéran et l’Occident parviennent à un accord sur le nucléaire, permettant de lever les sanctions contre l’Iran.

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