Le prix de l’essence va atteindre les 18 dirhams au Maroc cette semaine

Les prix des carburants au Maroc se dirigent vers une hausse sans précédent. Ils devraient atteindre cette semaine, voire dépasser, les 18 dirhams le litre, selon les données disponibles. Cette hausse s’inscrit dans un contexte d’augmentations inquiétantes des prix de tous les produits, biens et services au Maroc. 

Alors que les opérateurs du secteur de distribution d’hydrocarbures mettent à jour leurs prix en début et au milieu de de chaque mois, il est attendu que la journée du mercredi connaisse une forte hausse des prix surtout pour l’essence.

Il est prévu, selon les données disponibles, que le prix de l’essence atteigne les 18 dirhams le litre, tandis que le prix du gasoil serait de 15,5 dirhams/l.

Cette augmentation constante est entretenue par la crise entre la Russie et l’Ukraine. Malgré la libéralisation du secteur des hydrocarbures au Maroc depuis 2015, les sociétés de distribution de carburant ont maintenu la coutume de changer les prix tous les 15 jours.

Le gouvernement a refusé à plusieurs reprises d’intervenir pour contrôler les prix et protéger le pouvoir d’achat des Marocains déjà mis à rude épreuve par cette vague d’inflation. L’exécutif a estimé ne pas avoir le budget pour soutenir une telle mesure, et a refusé de détaxer les distributeurs.

A noter que les carburants sont soumis à de multiples taxes, notamment la taxe intérieure à la consommation et la taxe sur la valeur ajoutée. La suppression de ces taxes pourrait faire baisser le prix final des prix et réduirait ainsi la charge pesant sur le consommateur.

Le gouvernement pourrait en outre se diriger vers les acteurs du secteur pour leur demander de réduire leur marges bénéficiaires pendant cette période, mais encore une fois cette option est rejetée.

Dans ce même contexte, plusieurs voix partisanes et syndicales se sont élevées pour réclamer une reprise des activités de la raffinerie La Samir, la seule dont dispose le Maroc, et qui, selon ces mêmes voix, réduirait les dépenses liées aux prix internationaux du pétrole raffiné.

En ce sens, et au moment où les prix des carburants sont à leur paroxysme, si l’on peut dire ainsi, sur fonds du renchérissement du pétrole sur le marché mondial, l’option de redémarrage de cette raffinerie revient de plus en plus dans les bouches.

Cette mesure, est-il souligné, serait à même de réduire les dépenses et même générer des profits grâce aux processus de raffinage du pétrole qui ont considérablement augmenté, passant de 5 dollars le baril à environ 20 dollars, dans un contexte marqué par le conflit ukrainien et ses répercussions sur l’économie mondiale.

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