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le tweet d’un responsable du HCR provoque un tollé

Cochetel, qui est envoyé spécial du HCR pour la Méditerranée occidentale et centrale, réagissait à un tweet consacré à une manifestation à Zarzis en Tunisie pour commémorer les migrants disparus en Méditerranée alors qu’ils tentaient de rejoindre l’Europe et menée par des mères de disparus.

“On pleure la perte. Mais ces même mères n’ont eu aucun problème à encourager ou payer pour que leurs enfants s’embarquent pour ces voyages dangereux”, a tweeté Cochetel mardi, avant de souligner que les condamnations de parents au Sénégal pour avoir envoyé leurs enfants pourraient aider à faire réfléchir et renoncer à encourager ces voyages très périlleux.

Cochetel, dont le compte a été assailli de critiques en termes souvent violents pour “l’insensibilité” de ces propos, s’est excusé ce mercredi 7 septembre.

“Réfléchissant aux fortes réactions suscitées par mes tweets précédents, mes commentaires étaient déplacés. Je suis désolé particulièrement pour les mères qui ont perdu leurs enfants”, a écrit le Français.

Il a mis sa réaction sur le compte de “la frustration de voir autant de vies perdues et l’impunité dont jouissent les passeurs”. Mais, a-t-il souligné, “cela ne justifie pas mes propos”.

Le projet Alarm Phone — qui met à disposition un numéro d’urgence pour migrants en détresse — a demandé la démission de Cochetel, qualifiant ces propos de “cyniques” dénotant un manque de compréhension “des raisons complexes qui poussent les gens à entreprendre ces voyages dangereux”.

Interrogé par l’AFP, un porte-parole du HCR, basé à Genève, a expliqué que l’organisation “n’est pas en faveur de la condamnation des membres de la famille (des enfants disparus, ndlr)”, sauf en cas d’activité criminelle. “Nous comprenons parfaitement les réactions à ce tweet et l’envoyé spécial s’est excusé”, a indiqué le porte-parole.

Le HCR présente ses condoléances à tous ceux qui sont affectés par cette stratégie et l’organisation “est toujours solidaire de tous ceux qui ont perdu leurs enfants”.

Depuis le début de l’année, 1264 migrants sont morts ou portés disparus en Méditerranée, selon le projet migrants disparus de l’Organisation internationale pour les migrations. Ils étaient 2.048 en 2021.


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