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Les proches des migrants sont toujours sans nouvelles

Une semaine après le drame à la frontière séparant le Maroc à Melilla, où 23 migrants (plus de 30 selon les ONG) ont péri, les familles des personnes disparues sont toujours dans l’opacité quant au sort de leurs proches. Alors que certains ont pu enfin respiré après que les noms des leurs ont figuré sur une liste des détenus, publiée par l’Association marocaine des droits humains (AMDH), d’autres multiplient les démarches en recourant notamment aux réseaux sociaux ou en interrogeant les migrants restés à Nador.

C’est le cas de Khalid Saleh, ressortissant soudanais résidant légalement en France, qui a fait appel à Ali*, l’un des rares migrants qui est toujours à Nador et qui n’a pas participé à la tentative du vendredi dernier, car n’ayant pas encore guéri de la chute qu’il a subie il y a sept mois. Selon Publico, ce migrant soudanais a réussi à récemment à localiser deux des migrants disparus, dont les proches les recherchaient via un groupe Facebook. «Ce sont deux gouttes dans l’océan d’incertitude, mais deux gouttes saines et vivantes ; deux familles qui dorment avec calme et une certaine espérance», poursuit le média espagnol.

Mohamed Saleh, également Soudanais, âgé de 28 ans et père de deux enfants est, lui, toujours introuvable. Il avait quitté le Soudan pour la Libye, où il a passé quelque mois avant de continuer vers le Maroc en passant par l’Algérie, refusant de retourner à un Soudan en guerre. «Il ne voulait pas que ses enfants et sa femme se résignent à une vie de conflit permanent», confient ses proches. «Nous n’avions jamais imaginé que ce serait le dénouement. En mer, il est compréhensible que des gens meurent. La barque peut couler, on peut perdre le contact», ajoutent-ils en déplorant l’absence de toute nouvelle concernant le jeune homme.

Publico que le frère de Mohamed «ne sait pas et ne peut pas savoir s’il se trouve dans l’un des hôpitaux qui soignent des dizaines de blessés lors du saut, des affrontements précédents dans les montagnes marocaines ou des raids ultérieurs». Le média rappelle que «le Maroc n’autorise l’accès ni à la presse ni aux organisations sociales» à la zone, tandis qu’il «n’a pas fourni d’identités, pas même des 23 morts officiellement reconnus et qui n’ont pas encore été enterrés dans les fosses ouvertes il y a quelques jours au cimetière de Nador».


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