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Marché de gros: l’opposition des bouchers à une enquête parlementaire prend de l’ampleur

Kiosque360. Les agents de sécurité ont empêché des parlementaires membres d’une mission d’information d’accéder aux différents services des abattoirs de Casablanca. Un scandale qui finira devant la justice, rapporte le quotidien Assabah, dont est tirée cette revue de presse.

Des parlementaires membres d’une mission d’information se sont vus interdire l’accès aux différents services du marché de gros de fruits et légumes de Casablanca.

Un scandale qui restera dans les annales des missions parlementaires et de toute l’histoire de l’institution législative, fait remarquer le quotidien Assabah dans son édition du week-end des 17 et 18 septembre.

«L’affaire sera portée devant la justice, après avoir exploré toutes les autres voies de réclamation et de protestation», a confié au quotidien un membre de cette mission d’information constituée par la commission des secteurs sociaux à la chambre des représentants. Une lettre de protestation a d’ailleurs été adressée par le président du groupe haraki, Driss Sentissi, au président de la chambre des représentants, Rachid Talbi Alami et au ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit.

Par la constitution de cette mission d’information, la chambre des représentants a braqué ses projecteurs sur les circuits des marchés de gros de fruits et légumes ainsi que sur les autres secteurs de productions agricoles à travers le territoire.

L’objectif est de faire un diagnostic sur les dysfonctionnements, la corruption et les problèmes auxquels sont confrontés les marchés de gros, leur mode de gestion et la multitude des intermédiaires dans le circuit.

Dans une déclaration au quotidien, le président du groupe haraki, Driss Sentissi a souligné la nécessité et l’importance de cette mission en raison des faibles infrastructures des marchés de gros, des services insuffisants, d’un mode de fonctionnement peu adapté, d’une couverture territoriale inégale et d’une multiplicité d’intermédiaires.

 

Une autre source du même groupe parlementaire n’a pas écarté le retour sur le devant de la scène des dysfonctionnements des marchés de gros de fruits et légumes de Casablanca, Rabat, Agadir, Fès, Marrakech, Inzegane, Kénitra, Salé et Tanger.

Et ce, ajoute la même source, «grâce à l’ouverture d’enquêtes sur la corruption dans les circuits administratifs et financiers sur la base de données indiquant que des malversations seraient enregistrées dans les recettes de certains marchés».

Le quotidien rappelle enfin que le Maroc compte 38 marchés de gros de fruits et légumes, répartis sur 32 provinces et préfectures. Ces infrastructures regroupent environ 3.700 producteurs, 374 mandataires, 4600 grossistes et 20.000 employés. 

 

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