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Marrakech: après la sécheresse et les feux, les palmiers menacés par les déchets de construction

Par Fayza Senhaji le 05/06/2022 à 21h36

Palmeraie de Marrakech. Plantée à partir du XIe siècle dans le nord de la cité, elle compte aujourd’hui près de 100.000 palmiers, sur environ 15.000 hectares. Cette vaste oasis est irriguée par un réseau de canalisations ancestral souterrain: les khettaras

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Kiosque360. La prolifération des déchets constitués de matériaux de construction menace les oasis de la palmeraie de Marrakech. Les acteurs de la société civile appellent la mairie à une action urgente. Cet article est une revue de presse du quotidien Al Akhbar.

Il y a le feu, la sécheresse, mais aussi les déchets du BTP qui menacent les oasis de la palmeraie de Marrakech. C’est ce que dénoncent des acteurs de la société civile qui rapportent une véritable catastrophe écologique dans la ville ocre.

 

Dans son édition du lundi 6 juin, Al Akhbar rapporte que d’importantes quantités de déchets constitués de reflux du secteur de la construction s’empilent dans ces oasis, elles qui doivent déjà faire avec les conséquences de la sécheresse et des feux qui les ont ravagés ces deux dernières années. A cela, s’ajoute la transformation de ces lieux en des abris pour les enfants des rues, parfois aussi de criminels.

 

Les sources du quotidien expliquent que les palmiers morts dans les zones sinistrées se comptent en dizaines, ce qui serait une conséquence directe de la compilation de déchets dont certains se débarrassent désormais dans ces zones. Les mêmes sources ajoutent que la situation est devenue encore plus problématique depuis qu’il n’est plus possible de se débarrasser des déchets de constructions dans les lieux traditionnels, comme les abords d’une des routes proches de la palmeraie. C’est pourquoi les acteurs de la société civile sollicitent une intervention d’urgence de la mairie de la Marrakech pour mettre fin à ces pratiques qui nuisent fortement à l’environnement, et à la palmeraie en particulier.

 

En fait, comme l’expliquent les mêmes sources à Al Akhbar, la palmeraie doit déjà faire avec une insuffisance des précipitations. Or, les déchets de construction sont connus pour nuire également à la nappe phréatique, ce qui prive les palmiers d’une source vitale d’eau. Si cela devait se poursuivre, des centaines de palmiers disparaîtraient rapidement, ce qui fait ressurgir dans les propos des acteurs de la société civile d’anciennes craintes, celles faisant état que la situation actuelle serait préméditée.

 

En effet, comme le rapporte Al Akhbar, certains se demandent aujourd’hui si cette compilation de déchets de construction dans la palmeraie ne serait pas une nouvelle ruse pour se débarrasser des palmiers et laisser la place libre à l’émergence de nouveaux projets immobiliers. Par le passé, beaucoup accusaient des promoteurs immobiliers d’être derrière les feux qui ont détruit de grandes zones de la palmeraie aux seules fins de récupérer un foncier prisé.

 

 

Par Fayza Senhaji

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