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Matériel d’irrigation. Une usine à Taroudant en passe de voir le jour

Avec les mesures de restrictions quantitatives à l’importation édictées récemment et concernant de nombreux de produits manufacturés, les projets d’unités industrielles se multiplient. L’un des derniers en date, est celui porté par la Société BEKAYOU S.A.R.L et visant à réaliser à Taroudant une usine de goutteurs, tuyauterie et autre matériel d’irrigation.

Il n’a pas fallu plus de quelques semaines, après que l’Administration des Douanes et des Impôts Indirects eut appliqué les mesures de restrictions quantitatives à l’importation édictées en mai 2022 par arrêté du Ministre de l’Industrie et du Commerce et touchant une kyrielle de produits manufacturés dont le matériel d’irrigation, pour que les industriels marocains y trouvent une aubaine. En effet, à intervalle d’un mois, la Wilaya de Sous Massa a reçu la demande d’autorisation administrative portant sur deux projets de fabrication de produits plastiques destinés à l’irrigation. Le dernier en date, est celui porté par la Société BEKAYOU S.A.R.L et visant à réaliser à la commune territoriale Oulad Teima relevant de la province de Taroudant une unité industrielle de goutteurs, tuyauterie et autre matériel d’irrigation.

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Mobilisant une enveloppe d’investissement, ce projet devra créer de l’emploi pour une centaine de salariés, presque tous issus de la région de Taroudant où le taux de chômage est des plus élevés au Maroc. Se prévalant du « label » de substitution à l’import, BEKAYOU devra bénéficier également des subventions mises en place par le Ministère de l’Industrie et du Commerce (subventions des écosystèmes), afin d’encourager l’industrie locale. Il faut dire, que le secteur de l’irrigation s’est beaucoup développé au cours des dernières années, en grande partie grâce à la subvention publique (mise en place dans le cadre du défunt programme, le Plan Maroc Vert). Toutefois, son essor a essentiellement bénéficié aux producteurs étrangers sachant que la production locale ne dépasse pas 30% du volume des ventes annuelles en matériel et équipement d’irrigation. Un cas classique, où le déficit public vient alimenter le déficit commercial et qui fait de plus en plus mal à un pays où ces deux déficits jumeaux entravent au plus haut point son développement.


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