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Nador : Armes blanches, gourdins…retour sur un assaut d’une violence inouïe

Armés jusqu’aux dents…L’expression aura trouvé toute son ampleur ce vendredi 24 juin, quand plus de 2000 subsahariens ont tenté de forcer la clôture du préside occupé de Melilla.

Il est vrai que les migrants clandestins n’étaient pas à leur première tentative, mais l’assaut de ce vendredi est le premier du genre, de par sa violence et les intentions affichées de ses auteurs.

Les images obtenues par Hespress Fr ne laissent aucun doute ni aucune ambiguïté sur qui est l’agresseur et qui est l’agressé dans cette affaire.

Armes blanches, gourdins, barres en fer, chaînes, pierres, tout était bon pour s’en prendre aux forces de l’ordre, pourtant rompues à cet exercice devenu habituel dans les villes voisines des enclaves de Sebta, mais surtout Melilla.

Ces mêmes forces n’ont jamais eu à affaire à ce genre de situation, où elles étaient prises pour cibles par un « groupe armé», prêt à tout, même à tuer, pour réussir sa tentative.

Cet «arsenal de guerre» laissé sur le «champ de bataille» a de quoi faire taire les plus sceptiques, mais d’abord et surtout, les voix accusatrices, rares heureusement, qui s’obstinent à ne voir qu’une face de la médaille.

Car il est un fait que le Maroc n’a plus à fournir les preuves du succès de sa politique migratoire ni de sa gestion de l’épineuse question de la migration clandestine, depuis qu’il est devenu aussi bien pays d’accueil que de transit.

Ceux qui estiment ces efforts à leur juste valeur, ont été les premiers à réagir, car ils savent très bien ce que le Maroc fait, en silence et sans show, et savent aussi l’importance de ce travail pour eux.

En ce sens, le Chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, n’a pas hésité à évoquer des « mafias internationales » auxquelles le Maroc fait face, seul, pour endiguer cette vague.

Le Royaume se bat contre les «actions violentes des migrants orchestrées par les mafias internationales», a-t-il dit.

Et de rappeler, à qui veut l’entendre et le comprendre, que «le Maroc souffre aussi des actions violentes des migrants, et les principaux responsables de la tragédie qui s’est produite et de la perte regrettable de vies humaines sont les mafias internationales qui organisent les attaques violentes».

Le mot violence revient dans chaque phrase, et démontre l’ampleur de la brutalité à laquelle les forces de l’ordre ont dû faire face, et contre laquelle elles ont se battre et se défendre, des heures durant.

Des sources espagnoles ont, pour leur part, assuré que les migrants, qui agissaient comme des groupes armés, étaient entrainés et organisés, tel que constaté par les éléments de la sécurité qui ont dû gérer une centaine de migrants ayant réussi à escalader le mur de barbelé.

Munis de barres en fer, d’outils tranchants, et de pierres, les migrants avaient tout prévu. Ils étaient également munis d’outils en fer tranchants ressemblants à des crochets, accrochés à leurs poignets, pour les aider à escalader le mur en barbelé, ainsi qu’une radio qui leur permettait de désactiver la fermeture de la grille électrique, ont ajouté les mêmes sources.

De leur côté, les ambassadeurs des pays africains accrédités au Maroc, qui se sont réunis dimanche avec des responsables marocains et ont pris connaissance de l’ampleur de cette opération, ont été unanimes à exprimer leur soutien aux autorités marocaines face à cet événement.

Ils ont également salué la politique migratoire du pays, rappelant que le Royaume est le seul pays à être devenu un pays d’accueil et de cœur pour des milliers de migrants qui ont choisi de s’y établir, le Maroc ayant régularisé, depuis 2018, 50.000 migrants sans papiers, devenant ainsi le premier pays à prendre cette initiative.

A noter que cet assaut d’une violence sans précédent a fait 23 morts, et 246 blessés, dont 170 dans les rangs de la police.

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