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Rapport BAM 2021. Aggravation du déficit commercial à 15,5% du PIB

Bon an mal an, la balance des paiements reflète l’état de santé économique du Maroc, dans un contexte  national et international toujours caractérisé par les lourdes séquelles de la crise sanitaire mondiale due au Covid-19. Déjà en 2021, la facture énergétique a commencé à peser lourdement. Il faut dire qu’à l’exception de la sécheresse et de la guerre d’Ukraine, facteurs conjoncturels spécifiques à l’année 2022, la reprise économique mondiale de 2021 a été entamée sur un rythme saccadé.

Après le recul en 2020, les échanges extérieurs du Royaume ont connu un important rebond en 2021, en rapport avec l’allégement des restrictions sanitaires et la reprise de la demande aux niveaux national et surtout international. Si les importations de biens ont enregistré une augmentation de 24,7%, tirée notamment par l’alourdissement de la facture énergétique et la hausse des prix des acquisitions de produits finis de consommation, les exportations quant à elles, ont progressé de 25%, grâce surtout aux ventes de phosphate et dérivés et au secteur de l’automobile.

Il en résulte une nette aggravation du déficit commercial qui a atteint  presque 15,5% du PIB, avec cependant une quasi-stagnation du taux de couverture à 62,3%. Compte tenu de la persistance des craintes inhérentes aux contaminations au virus Covid-19, les recettes voyages ont continué à supporter un reflux. Elles sont ainsi revenues à 34,3 milliards de dirhams contre 36,4 milliards en 2020 et 78,7 milliards en 2019. Par contre, après leur forte résilience affichée en 2020, les transferts des marocains résidents à l’étranger (MRE) se sont accrus de 37,5%, à un niveau record de 93,7 milliards.

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Cette performance exceptionnelle a contribué à limiter le creusement du déficit courant qui s’est établi à 29,1 milliards, soit 2,3% du PIB au lieu de 1,2% un an auparavant. Quant au compte financier, son évolution a été notamment marquée par l’amélioration des recettes afférentes aux investissements directs étrangers (IDE) à l’équivalent de 2,5% du PIB et par la réduction de 28,6% des tirages au titre des emprunts extérieurs publics. De même, et en l’absence d’émissions obligataires du Trésor sur le marché financier international, le flux des investissements de portefeuille s’est soldé par un montant de 2,6 milliards de dirhams contre une entrée nette de 21,2 milliards en 2020.

Par ailleurs, et prenant en compte les achats de devises réalisés par Bank Al-Maghrib auprès du système bancaire, à travers des opérations d’adjudication et de la part reçue par le Maroc dans le cadre de la nouvelle allocation de DTS du FMI, les avoirs officiels de réserve (AOR) se sont améliorés de 3,2% à 330,8 milliards de dirhams, représentant ainsi une couverture de presque 6 mois d’importations de biens et services.

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L’année 2021 a surtout permis d’apprécier la résilience de l’économie marocaine, après les efforts et les sacrifices exceptionnels effectués en 2020, année caractérisée par une longue période de confinement et de restrictions multiples qui ont imposé une baisse d’activité économique dans presque tous les secteurs.

 


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