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«The National Interest»: pourquoi Joe Biden devrait accorder plus d’intérêt au Maroc

Par Khalil Ibrahimi le 27/08/2022 à 20h11

African Lion 2017: séance de briefing en plein vol.

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Dans une analyse consacrée à la politique africaine des Etats-Unis, «The National Interest», revue américaine spécialisée dans les relations internationales, a mis en avant le rôle du Maroc en faveur de la paix et la sécurité de l’Afrique, en déplorant que la stratégie de l’administration Biden à cet égard reste calquée sur celle de Barack Obama.

Le Maroc est un allié majeur non-membre de l’OTAN qui est non seulement membre de l’Union africaine, mais aussi l’un des plus importants investisseurs africains sur le continent, rappelle la publication dans une analyse co-signée par l’ancien envoyé spécial des Etats-Unis pour la région du Sahel, Peter Pham, et l’expert des relations internationales, Sam Millner.

 

Ainsi, les deux spécialistes rappellent-ils l’importance pour l’administration Biden de tenir pleinement compte, dans sa nouvelle stratégie, de la contribution qu’apporte le Royaume aux plans économique et sécuritaire, ainsi que des «développements positifs comme le nouveau partenariat sécuritaire entre Israël et le Maroc».

 

«La nouvelle stratégie américaine de l’administration Biden envers l’Afrique subsaharienne, dévoilée lors de la récente tournée du secrétaire d’Etat Antony Blinken à travers le continent, ne reflète guère plus qu’un engagement envers le statu quo. Malgré la tentative de la Maison Blanche de le présenter comme une « nouvelle vision pour un partenariat américano-africain du XXIe siècle », les observateurs à l’intérieur et en dehors de l’Afrique noterons que beaucoup de choses restent inchangées, à la fois pour le meilleur et pour le pire», relèvent les deux experts.

 

«Bien que la stratégie reflète la continuité de l’engagement des Etats-Unis avec le continent, cela ne devrait pas nécessairement être célébré. Le document de stratégie de Biden n’adopte pas une approche de « l’ensemble de l’Afrique » que les Africains eux-mêmes adoptent et revient plutôt à la définition de l’ère Obama d’une focalisation sur « l’Afrique subsaharienne » – le terme apparaît une douzaine de fois. On soupçonne que cette dissonance est le résultat de querelles bureaucratiques américaines continues».

 

Et d’estimer que «le changement de commandement à l’USAFRICOM et la nécessité pour le général Langley de développer une stratégie sécuritaire – l’actuelle remonte à 2010 – offrent une opportunité de compléter la politique américaine globale par une composante militaire».

 

Le général Michael Langley, qui a été confirmé à l’unanimité par le Sénat, est le premier général noir quatre étoiles des 246 ans d’histoire du corps des Marines des Etats-Unis.

 

The National Interest note que «la prétention du document de l’administration Biden à amorcer une « nouvelle vision » serait plus crédible si elle prenait en compte des développements positifs comme le nouveau partenariat sécuritaire entre Israël et le Maroc, né des accords d’Abraham initiés par son prédécesseur».

 

«Cette relation naissante a le potentiel de contribuer de manière significative à la stabilisation de certaines parties de l’Afrique et à servir de rempart contre le terrorisme en Europe», notent les deux experts.

Par Khalil Ibrahimi

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