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Un ancien ministre marocain note le silence d’El Pais et Le Monde

Un ancien ministre marocain a déclaré espérer que les députés européens s’intéresseront à l’affaire Pegasus qui a révélé que 12 pays membres de l’Union européenne utilisent le logiciel d’espionnage israélien pour s’espionner les uns les autres. Le ministre s’étonne du silence des médias occidentaux face à cette information, alors qu’ils avaient accusé le Maroc sans preuve.

Dans une tribune publiée sur le média espagnol Atalayar, l’ancien ministre du Tourisme, Lahcen Haddad, s’est demandé si les médias Le Monde, El Pais ainsi que l’organisation Forbidden Stories vont-ils s’excuser auprès du Maroc pour leurs accusations calomnieuses de l’année précédente.

En 2021, un consortium de 17 médias et organisations ont fait tout un tapage médiatique pour accuser le Maroc d’être l’un des clients de NSO la société israélienne qui a créé le logiciel d’espionnage Pegasus. Sans fournir de preuves de leurs accusations, les médias avaient fait une campagne acharnée à ce sujet pour dire que le royaume espionnait des personnalités étrangères et nationales.

Un an plus tard, une commission d’enquête parlementaire est allée en Israël pour découvrir qui étaient les clients de Pegasus, en rencontrant les fabricants. Leur découverte fut choquante, selon le quotidien israélien Haaretz qui a révélé l’affaire, puisqu’ils ont découvert que 12 des 27 pays européens étaient de clients et certains avaient acheté le logiciel d’espionnage plusieurs fois pour servir différentes organisations dans un même pays.

Au total, la société travaille avec 22 organisations de sécurité et d’application de la loi dans l’UE. »La révélation a surpris le Comité, dont l’intention était peut-être de vérifier si des pays non européens utilisaient Pegasus pour espionner des politiciens et des journalistes européens », a déclaré Lahcen Haddad.

Ils ont surtout découvert que « la supposée victime (les démocraties européennes) est loin d’être innocente et le supposé ennemi malveillant (le Maroc) a été injustement attaqué » par le consortium de médias qui, ont gardé le silence sur cette affaire qui les met dans l’embarras.

Les médias en question avaient sciemment choisi de s’attaquer spécifiquement au Maroc comme tête d’affiche, et a rajouté des pays africains et autres pour démontrer que soi-disant, que ce sont « les régimes oppressifs (qui) utilisent Pegasus pour espionner les politiciens et les journalistes dans les démocraties européennes ».

Pour mettre l’emphase sur ce qu’ils ont avancé comme une « enquête », les médias ont affirmé que le Maroc espionnait le chef d’Etat français Emmanuel Macron ou que les services de renseignements marocains espionnaient le Roi Mohammed VI.

« Ce qui est encore plus déconcertant, c’est le silence de médias tels que Le Monde, El País et bien d’autres qui avaient accusé le Maroc (ainsi que d’autres pays non européens) en juillet 2021. (…) Forbidden Stories et Amnesty International, les organisations à l’origine des tristement célèbres révélations, détournent le regard. Le silence n’est pas seulement révélateur, mais les motifs politiques derrière les révélations infâmes sont également frappants », a estimé Haddad.

La nouvelle explosive, telle que rapportée par Haaretz, n’a pas attiré l’attention du Monde ni d’El País. Amnesty ne l’a même pas mentionné et Forbidden Stories n’a pas mis à jour son fil d’actualité sur son site Web, a-t-il ajouté.

« Les députés européens reviendront de leurs vacances pour affronter une bombe », a indiqué l’ancien ministre en formulant le souhait que « les mêmes députés demandent des comptes aux médias européens pour avoir accusé des pays comme le Maroc d’espionner l’Europe sans la moindre preuve ».

D’ailleurs, le Maroc n’a pas été cité par le NSO comme destinataire de son programme d’espionnage Pegasus, « mais les démocraties qui sont attaquées, selon les articles du Monde et d’El País, l’utilisent à grande échelle ».

Pour Lahcen Haddad, parmi les raisons qui expliquent le silence de ces médias, se trouve la perte « en prestige et en crédibilité » étant donné qu’ils ont préféré mettre en avant le Maroc sans preuve et volontairement cacher le nom des pays européens qui, eux s’avèrent être réellement des clients de NSO.

« Ces médias et organisations se sont réfugiés dans le silence estival, attendant que la tempête se calme. Non seulement cela, mais s’ils couvrent l’histoire, cela peut être une autre preuve qu’ils n’ont aucune preuve contre l’utilisation de logiciels espions par le Maroc », a ajouté Haddad, soulignant aussi que l’histoire en fin de compte, déconstruit la ligne éditoriale anti-marocaine d’El Pais et Le Monde

« Son but est moins professionnellement journalistique que politiquement motivé. C’est une ligne à laquelle, en tant que Marocains, nous nous sommes habitués au fil des ans », a conclu l’ancien ministre.

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