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Le déficit budgétaire dépasse la barre des 30 milliards

Cette évolution recouvre une augmentation des recettes (+33,5 MMDH) plus importante que celle des dépenses globales (+20,6 MMDH), précise le ministère dans un document sur la situation des charges et ressources du Trésor (SCRT) du mois d’août 2022.

Au détail, les recettes ont enregistré, sur une base nette des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux, une amélioration de 21% comparativement à fin août 2021 et un taux de réalisation de 73,5% par rapport aux prévisions de la loi de finances (LF).

De leur côté, les recettes fiscales ont affiché globalement un bon comportement, avec une progression de 19,8%, enregistrant ainsi un taux de réalisation de 75,1% et ce, en dépit de l’augmentation des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux qui ont porté sur un montant total de 9,4 MMDH.

Pour leur part, les recettes non fiscales se sont établies à près de 23,4 MMDH. Les recettes en provenance des établissements et entreprises publics ont atteint 7,1 MMDH, dont 4 MMDH versés par l’OCP, 2,2 MMDH par l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (ANCFCC) et 505 millions de dirhams (MDH) par Bank Al-Maghrib. Les « autres recettes » se sont situées à 16,3 MMDH, dont 10,2 MMDH au titre des financements innovants. La SCRT fait également état d’une augmentation des dépenses ordinaires de près de 22 MMDH (+12,9%) et un taux d’exécution de 73,5%. Cette évolution par rapport à fin août 2021 s’explique principalement par la hausse des charges de la compensation (+15,9 MMDH) et des dépenses au titre des biens et services (+5,1 MMDH). L’augmentation des charges de la compensation est attribuable, notamment, à la hausse du cours du gaz butane qui a atteint une moyenne de 801,5 $/T. Ces charges se sont situées à 28,6 MMDH, soit un taux de réalisation de 84,5% par rapport à la prévision actualisée à ce titre (33,8 MMDH). Ces charges comprennent des subventions accordées aux professionnels du secteur du transport pour un montant de 2,1 MMDH et ce, dans le cadre des mesures décidées par le gouvernement pour faire face au renchérissement des cours des produits énergétiques.

La progression des dépenses de biens et services recouvre un montant de 1,9 MMDH au titre des « autres biens et services » et 3,3 MMDH au titre des dépenses de personnel. Les intérêts de la dette ont, pour leur part, connu une hausse de 940 MDH pour se situer à 23,4 MMDH, recouvrant une augmentation des intérêts de la dette intérieure (+1 MMDH) et un léger recul de ceux afférents à la dette extérieure (- 61 MDH).

Ces évolutions des recettes et des dépenses ordinaires se sont traduites par un solde ordinaire positif de 779 MDH, contre un solde négatif de 10,7 MMDH à fin août 2021. En ce qui concerne les dépenses d’investissement, le document souligne que les émissions ont atteint 47,2 MMDH, contre 42,3 MMDH un an auparavant, notant que comparativement aux prévisions de la LF-2022, leur taux de réalisation s’est élevé à près de 60,5%.

De leur côté, les comptes spéciaux du Trésor (CST) ont dégagé un solde excédentaire de près de 16 MMDH, contre 9,8 MMDH à fin août 2021. Les ressources des comptes spéciaux du Trésor tiennent compte de 6,4 MMDH correspondant au produit de la contribution sociale de solidarité sur les bénéfices et les revenus, affecté au Fonds d’appui à la protection sociale et à la cohésion sociale. La SCRT est le document statistique qui présente, au nom du ministère de l’Économie et des Finances, les résultats de l’exécution des prévisions de la loi de finances avec une comparaison par rapport aux réalisations de la même période de l’année précédente. Alors que la situation produite par la Trésorerie Générale du Royaume (TGR) a un caractère fondamentalement comptable, la SCRT appréhende, comme le préconisent les normes internationales en matière de statistiques des finances publiques, les transactions économiques réalisées au cours d’une période budgétaire en décrivant, en termes de flux, les recettes ordinaires, les dépenses ordinaires, les dépenses d’investissement, le déficit budgétaire, le besoin de financement et les financements mobilisés pour la couverture de ce besoin.


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