les prix repartent à la hausse

Les prix des carburants ont repris leur tendance haussière. Cette hausse est attendue à partir du lundi 17 octobre 2022 et sera d’environ 1,60 dirhams pour le diesel et 70 centimes pour l’essence. Pourtant le Conseil de la concurrence, dans son dernier rapport, a a alerté que l’inflation des prix sur les marchés locaux, notamment la hausse du carburant est due à la pression externe sur les prix, ainsi qu’aux pratiques prédatrices des entreprises qui profitent de l’état actuel du marché.

Evoquant les raisons de l’inflation, le gouvernement a tout le temps retorqué l’excuse de la guerre en Ukraine et les conséquence de la pandémie du Covid-19. Mais dans son dernier rapport, le Conseil de la concurrence a déclaré que les pratiques d’extorsion et le manque de volonté politique pour mettre en œuvre des réformes du marché « pourraient être à blâmer » pour la flambée des prix du gaz.

Après avoir chuté de près de 1 dirham il y a deux semaines, les prix du carburant repartent à la hausse. Selon les données recueillies par la Fédération nationale des propriétaires, commerçants et gestionnaires de stations-service marocaines (FNPCGS), le prix du diesel devrait augmenter d’environ 1,60 dirhams le litre et celui de l’essence de près de 70 centimes.

Le prix du litre de diesel devrait ainsi avoisiner les 15,50 dirhams, quand le litre d’essence dépassera les 14,65 dirhams chez certains dealers de Casablanca. Les prix du carburant dans les stations-service des autres villes du Royaume seront encore plus élevés, en raison du coût du transport.

Face à la hausse vertigineuse des prix des matières premières et à la hausse sans précédent des prix des carburants à la pompe cette année, le Conseil de la concurrence a publié le 26 septembre un avis pour analyser le fonctionnement concurrentiel du marché marocain.

Il a ainsi pointé un haut niveau de concentration sur ce marché, appelant, entre autres, à revoir le cadre réglementaire, introduire une taxe sur les super-profits et étudier l’opportunité de développer l’activité de raffinage au Maroc.

Le rapport du Conseil avait indiqué le pouvoir monopolistique est plus important puisque les huit plus grandes sociétés énergétiques du pays contrôlent près de 85 % des importations de carburant, selon les données du rapport.

Le rapport met en lumière une grande partie du paradoxe de 2020 sur le marché marocain des carburants ; au plus fort de la crise du Covid, les prix du carburant au Maroc étaient à des niveaux de statu quo, tandis que les prix du carburant ont chuté sur le marché international reflétant la baisse de la demande sur fond de confinement. 

Continuer la lecture

Quitter la version mobile