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l’essentiel de la réunion du Comité de coordination et de surveillance des risques systémiques

Voici l’essentiel de la 15ème réunion du Comité de coordination et de surveillance des risques systémiques (CCSRS), tenue jeudi au siège de Bank Al-Maghrib (BAM) à Rabat:

– Le CCSRS a examiné et approuvé le rapport sur la stabilité financière au titre de l’année 2021 et fait le point sur l’état d’avancement de la feuille de route de stabilité financière couvrant la période 2022-2024. – Le Comité a passé en revue la synthèse des travaux mensuels de ses représentants tenus depuis le début de la crise sanitaire. Les indicateurs de suivi examinés continuent de montrer jusqu’ici la résilience du secteur financier face aux séquelles de cette crise.

– Le Comité a fait le point sur l’état d’avancement du plan d’action relatif à la mise en œuvre des recommandations du Groupe d’action financière (GAFI) et du Groupe d’Action Financière du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (GAFIMOAN) en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme et pris note des progrès réalisés tout en recommandant de poursuivre la mobilisation pour sa finalisation dans les délais impartis.

– Selon les projections de BAM, la croissance de l’économie nationale devrait ralentir à 1% en 2022 avant de s’accélérer à 4% en 2023.

→ Lire aussi : LBC-FT/Bancassurance : l’ACAPS et BAM balisent le terrain pour la « tierce introduction »

– Dans une conjoncture difficile, le crédit bancaire destiné au secteur non financier a progressé à un rythme modéré. La hausse des créances en souffrance a poursuivi son atténuation au cours des quatre premiers mois de 2022 et le taux de sinistralité s’est stabilisé à fin avril 2022 à 11,2% au titre des crédits aux entreprises non financières et à 9,8% au titre des crédits aux ménages.

– Le secteur bancaire demeure solide et résilient au plan de la rentabilité, de la liquidité et de la solvabilité. Après une contraction observée en 2020, le résultat net cumulé des banques a connu, au titre de l’exercice 2021, un rebond de 76,4%.

– Les Infrastructures de marchés financiers continuent de faire preuve d’une forte résilience tant au plan financier qu’au niveau opérationnel et présentent toujours un niveau de risque faible pour la stabilité financière.

– Les indicateurs clés du secteur des assurances font état, dans l’ensemble, d’un retour à la situation d’avant-crise. Il a pu reprendre une bonne dynamique pour atteindre un niveau de croissance de son chiffre d’affaires de 9,9% en 2021 contre 1% un an auparavant.

– Concernant les régimes de retraite, l’intégration des enseignants contractuels des AREF (Académies Régionales d’Éducation et de Formation) au régime des pensions civiles géré par la Caisse Marocaine des Retraites, devrait atténuer, sur le long terme, les déficits accumulés.

– Après une progression significative des indicateurs du marché des capitaux en 2021, celui-ci a été impacté au premier semestre 2022 par les effets de la conjoncture internationale.

– L’encours de la dette privée à fin avril 2022 s’élève à 250 milliards de dirhams (MMDH), en hausse de 4,17% en glissement annuel.

– L’actif net global des Organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) au 24 juin 2022 se situe à 569 MMDH, en baisse de 4% par rapport à fin 2021.

Avec MAP

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